Crédit : MARTIN ALARIE / AGENCE QMI / JOURNAL DE MONTREAL

Boxe

Christian Mbilli: éviter de s’endormir

Publié | Mis à jour

Ce ne sera pas un combat de championnat du monde, mais le défi rester entier. Christian Mbilli devra puiser dans ses ressources s’il souhaite venir à bout de l’énigmatique Nadjib Mohammedi, samedi au Casino de Montréal.

Mohammedi (44-8-0, 27 K.-O.) a 37 ans. Il s’est frotté à d’excellents boxeurs par le passé comme Oleksandr Gvozdyk. Il a été l’aspirant obligatoire de Sergey Kovalev et a mis la main sur le titre de champion mondial WBF des lourds-légers en 2012.

Mbilli (20-0-0, 18 K.-O.) sait tout cela, puisqu’il a suivi la carrière de son compatriote. Il est donc bien conscient de ce qui l’attend.

«Mohammedi, c’est un boxeur que je connais, a-t-il reconnu. Déjà, c’est un Français. C’est un défi pour nous parce que c’est un adversaire de qualité. Un adversaire qui a de l’expérience; il a déjà combattu plusieurs champions du monde.»

«C’est une opportunité supplémentaire afin d’aller chercher l’expérience requise pour une ceinture.»

Compliqué

Mohammedi possède une arme difficile à contrer : il est imprévisible sur le ring. Et le fait qu’il ait descendu de catégorie ne changera rien à cette situation.

Ses trois derniers combats – qu’il a tous remportés par mise au plancher – ont été livrés chez les mi-lourds. Il n’en est toutefois pas à une première à une première incursion chez les super-moyens, et il est en pleine confiance.

«[J’ai un style] très, très compliqué, a dit Mohammedi. Très embêtant. Comment dire... j’essaie d’avoir toutes les armes qui peuvent faire faillir l’adversaire et surprendre. Je suis un garçon, avec ma catégorie, qui est assez rapide et qui a un assez bon coup d’œil.»

«C’est un boxeur assez peu orthodoxe, a acquiescé Mbilli. Il a un style assez compliqué. Il est très spécial: il bouge un peu partout, il bouge la tête.»

Mbilli et Ramsay ont toutefois un plan en place et la paire est elle aussi très confiante d’en sortir gagnante.

«Je veux voir un beau combat, une belle performance, quelque chose d’inspiré, a expliqué Ramsay. Quelque chose de bien techniquement. Je pense qu’on est supérieur sur bien des points à Mohammedi. Maintenant, il ne faut pas non plus dormir dans ce combat-là. On sait que notre adversaire a beaucoup d’expérience. C’est d’imposer qui on est.»

Pas peur

Mohammedi, lui, refuse de se considérer comme un vétéran. Il voit ce combat comme une opportunité d’obtenir une ceinture supplémentaire – la WBC Continentale des Amériques –, et il n’a jamais eu peur de se battre en territoire ennemi pour parvenir à ses fins.

«Je ne suis pas d’accord avec le mot vétéran, a-t-il lancé. Un vétéran, c’est un vieux de l’armée qui a fait la guerre. Moi, non, je suis un guerrier aguerri. C’est différent. Vétéran, il y a une connotation pour retraité ou retiré, et ce n’est pas le cas du tout. J’ai 37 ans et ça ne se voit pas.

«Je suis venu à Montréal pour relever un défi, encore une fois, car je suis un peu l’un des précurseurs en France dans ce domaine-là. Je le fais avec grand plaisir et avec toutes les armes qu’il faut pour venir surprendre et détrôner Mbilli chez lui.»

Combats de la carte

  • Artem Oganesyan (12-0-0, 10 K.-O.) – Stephen Danyo (20-4-3, 7 K.-O.) – ceinture NABF des super-mi-moyens
  • Alexandre Gaumont (3-0-0, 2 K.-O.) – Edgar Romero Mora (11-12-3, 8 K.-O.) – poids moyens
  • Leila Beaudoin (4-0-0, 1 K.-O.) – Estefania Gonzalez Franco (2-4-0) – poids super-plumes
  • Joshua Frazer (2-0-0, 2 K.-O.) – Luis Granados Gonzalez (4-8-1, 2 K.-O.) – poids super-mi-moyens
  • Christian Mbilli (20-0-0, 18 K.-O.) – Nadjib Mohammedi (44-8-0, 27 K.-O.) – ceinture WBC Continental des Amériques des super-moyens
  • Mary Spencer (3-0-0, 2 K.-O.) – Beatriz Aguilar (7-6-1, 1 K.-O.) – super-mi-moyens
  • Christopher Guerrero (2-0-0, 1 K.-O.) – Marco Chino Villa (3-5-0) – super-mi-moyens