GEN - UNION DE PHILADELPHIE VS CF MONTRÉAL

Photo : Joaquin Torres qui écoute les directives de son entraîneur Wilfried Nancy ne connaît pas une saison à la hauteur des attentes. Crédit : Photo Agence QMI, Martin Alarie

CF Montréal

Une pause au bon moment

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La séquence de sept matchs en moins d’un mois que vient de traverser le CF Montréal n’a pas été de tout repos. C’est pourquoi un congé de trois jours a été drôlement bénéfique.

Joaquin Torres avait l’air d’un gars très reposé quand il a répondu aux questions des médias lors d’une visioconférence jeudi après-midi.  

« Le congé a vraiment fait du bien et j’en ai beaucoup profité pour me reposer, pour relaxer et pour faire des choses que j’avais négligées dans le dernier mois.

« Cette pause est arrivée au bon moment. Certains sont partis en équipe nationale et les autres peuvent se reposer », a ajouté Joel Waterman.

Effet pervers  

Rappelons que le CF Montréal a amorcé sa saison par un huitième de finale de la Ligue des champions avant d’entamer le calendrier de la MLS et de jouer un quart de finale de la Ligue des champions très usant contre Cruz Azul.

On peut donc parler d’une collision frontale avec le début de saison dans ce cas-ci. Ce n’est pas évident d’être immédiatement efficace quand on est habitué à avoir le temps de trouver son erre d’aller.

« Enchaîner autant de matchs, ça peut avoir un effet bénéfique ou négatif, a reconnu Torres. Ça nous a permis de prendre une vitesse de croisière plus rapidement.

« À partir de maintenant, ça peut juste aller en s’améliorant, a ajouté l’Argentin. Nous étions très concentrés mentalement et physiquement sur la Ligue des champions, c’était le cas aussi en MLS, mais en le faisant sur les deux fronts, ça laisse des séquelles. Maintenant, on va pouvoir se concentrer uniquement sur la MLS. »

Dérapage  

Avant d’avoir quelques jours de repos, l’équipe a vécu une sorte de dérapage. Elle s’était donné une avance de 3 à 1 en première demie à Atlanta et jouait avec l’avantage d’un homme quand Atlanta est revenu en fin de rencontre pour soutirer un verdict nul de 3 à 3.

Il est évident que c’est le genre de match nul qui laisse un goût amer en bouche. Joel Waterman a expliqué qu’une discussion sur le sujet serait sûrement à l’ordre du jour et que l’équipe devait faire face à la musique.

« Nous n’avons pas encore parlé de ce qui s’est passé à Atlanta, mais je suis sûr qu’on le fera dans les prochains jours. Ce sont des choses qui peuvent arriver.

« C’est arrivé quelques fois l’an passé et on s’en tirait en disant qu’on avait une jeune équipe, mais on ne peut pas continuer de se servir de ce genre d’excuses. »

Corrections  

Parmi les joueurs qui doivent en faire un peu plus, on peut citer le nom de Joaquin Torres. Il a participé à tous les matchs de l’équipe cette saison et n’a qu’une passe décisive à sa fiche.

Le petit milieu de 25 ans est explosif par moments, il a de bonnes idées, mais la touche finale est déficiente, ce qu’il reconnaît.

« Je me sens très, très bien. J’ai de bonnes sensations sur le terrain comme à l’entraînement », commence-t-il par dire.

« C’est vrai que dans le dernier geste, la dernière passe, il y a de petites améliorations à apporter, mais ça progresse. »

Rester humble  

Par ailleurs, Ismaël Koné vivait une première expérience avec la sélection canadienne jeudi soir.

À seulement 19 ans, son étoile ne cesse de briller de plus en plus fort et Joel Waterman a été à même de constater la progression de son jeune coéquipier à plusieurs égards. « C’est son premier appel, il se doit de rester humble et de continuer de travailler très fort.

« J’ai constaté un énorme changement chez lui depuis l’an passé. Il a mûri et on le voit dans sa personnalité et sa façon de travailler. »