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Transactions

Le Kraken a fait le plein

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La première saison d’activités du Kraken de Seattle ne passera pas à l’histoire en termes de performance globale, mais son directeur général Ron Francis a voulu permettre à l’équipe de faire sa marque à quelques mois de l’encan amateur de la Ligue nationale de hockey (LNH).

À la suite des transactions conclues lundi et dans les mois précédents, l’équipe de l’Ouest américain compte désormais 25 choix en prévision des repêchages 2022 et 2023, ce qui inclut neuf sélections dans les deux premiers tours. Le DG a bonifié de trois choix sa récolte grâce à l’échange envoyant l’attaquant Calle Jarnkrok aux Flames de Calgary, la semaine dernière. Dimanche, le pacte Mark Giordano, maintenant la propriété des Maple Leafs de Toronto, a rapporté trois autres sélections. Plus tard, les départs de Jérémy Lauzon, Marcus Johansson et Mason Appleton a donné de nouvelles munitions à Francis en prévision des repêchages à venir.

Cependant, celui-ci s’est montré limpide quant à ses intentions, car durant la saison morte, il voudra se servir de quelques choix et de l’espace disponible sur la masse salariale de Seattle afin d’améliorer ses effectifs.

«Pour la séance de cette année, nous possédons 12 sélections au lieu de sept et pour les deux encans à venir, nous en avons 25 et non 14, s’est réjoui le dirigeant au site NHL.com. Je n’espère pas tous les utiliser, mais nous pensons acquérir quelques bons joueurs avec certains choix. Nous souhaitons également pouvoir en échanger d’autres et miser sur le marché de l’autonomie pour bâtir notre concession en prévision de la campagne suivante.»

Travail de longue haleine

Effectivement, le Kraken s’attend à nettement mieux en 2022-2023. Son parcours actuel s’apparente plus à un long chemin de croix, comme en fait foi son dossier de 19-38-6 bon pour la cave de l’Association de l’Ouest. Il s’agira donc d’être plus compétitif, mais pour cela, il faudra de la patience. Le contexte est bien différent de celui des Golden Knights de Vegas en 2017, qui avaient construit un club redoutable en peu de temps à l’aide de nombreux échanges conclus peu avant le repêchage d’expansion.

«Les autres formations ont appris leur leçon. Elles n’allaient pas commettre les mêmes erreurs. Ainsi, quand vous essayez de réaliser une transaction, elles regardent en direction de votre choix de premier tour ou du gars que vous avez sélectionné tôt en 2021 [Matthew Beniers]. Certes, ce n’est pas ce que nous voulons faire à ce stade-ci. Nous avons besoin de ces morceaux pour construire à long terme», a expliqué Francis.

«En obtenant du capital de repêchage et en conservant le noyau de notre groupe, nous pouvons bâtir autour de cela avec les joueurs autonomes et les échanges.»