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Daniel Brière aime son rôle de bâtisseur

Jonathan Bernier

Publié | Mis à jour

Daniel Brière se sentait déjà comme un poisson dans l’eau quand il occupait le poste de président et gouverneur des Mariners du Maine. Depuis que les Flyers l’ont promu au poste de conseiller spécial du directeur général Chuck Fletcher, il file le parfait bonheur.

«Ce qui est plaisant, c’est que je touche à tous les départements, a raconté Brière, joint par Le Journal au cours des derniers jours. Présentement, je fais de l’évaluation au niveau professionnel en raison de l’approche de la date limite des transactions. Une fois cette date passée, je vais me concentrer davantage sur le côté amateur. Je vais garder un œil sur notre filiale à Lehigh Valley de même que sur les ligues juniors, la NCAA et les circuits européens.» 

Non, Brière ne chôme pas. Au moment de l’entretien avec l’auteur de ces lignes, il était au volant de sa voiture en direction d’un match à épier.

«Certaines semaines, je peux voir sept ou huit matchs. Sans compter ceux à la télé et ceux qu’on repasse dans le bureau», a-t-il énuméré.

«Quand j’étais au Maine, le mandat était de savoir ce que j’avais sous la main au moment présent. Et ce que j’allais recevoir advenant une transaction. Là, je suis plus dans la projection. Bâtir une équipe pour le futur, j’ai toujours aimé ça», a-t-il ajouté.

Des espoirs en progression 

Tant mieux, parce que le futur, c’est justement ce sur quoi les Flyers doivent se concentrer. Les descendants des Broad Street Bullies rateront les séries éliminatoires pour la troisième fois en quatre ans.

Depuis 2012, ils n’ont franchi le premier tour qu’à une seule occasion.

Brière dit s’attendre à un revirement de situation assez rapide. Il assure qu’au sein de l’organisation, plusieurs espoirs poussent dans la bonne direction. À commencer par le défenseur Cam York, rappelé de la Ligue américaine, jeudi.

«Il devrait être prêt à nous aider très bientôt, a soutenu Brière, à propos du choix de 1er tour (14e au total) des Flyers, en 2019. Egor Zamula devrait être avec nous l’année prochaine ou la suivante. En attaque, on a des gars comme Tanner Laczynski et Wade Allison qui devraient être prêts. Même chose pour Morgan Frost.»

«On a d’autres espoirs qui sont à deux ans d’arriver. Tyson Foerster, par exemple. Il a été blessé, mais il jouait dans la Ligue américaine à 18 ans. Donc, ça regarde bien.»

Le retour des blessés 

Ce qui aidera également les Flyers, c’est de miser sur une équipe en santé. À l’instar du Canadien, cette formation a été plombée par des blessures à des éléments importants.

Sean Couturier, à l’écart du jeu depuis les Fêtes en raison d’une blessure au dos qui a nécessité une opération, Kevin Hayes, qui a raté un mois et demi d’activité (15 matchs) en raison d’une opération au niveau d’une hanche, et Ryan Ellis, sur la touche après seulement quatre matchs en raison d’une blessure au bas du corps, n’ont pas été en mesure d’aider les Flyers à la hauteur des espérances placées en eux.

«Disons qu’on ne s’attendait pas à ça. Ça n’a pas été une saison facile. Au moins, tous ces joueurs seront de retour à 100 % l’an prochain.»

Est-ce que ce sera suffisant pour remonter au classement ? En tout cas, à l’image du Tricolore, ça pourrait difficilement être pire.