Canadiens de Montréal

«C’était pas mal excitant» - Martin St-Louis

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Le soutien aux Ukrainiens, l’hommage aux médaillés olympiques canadiens, le retour des partisans dans l’ensemble du Centre Bell pour la première fois en trois mois : tout était en place pour une soirée spéciale.

C’est un peu ce que le Kraken et le Canadien ont offert dans ce match qui semblait aller dans tous les sens. Deux buts contre son camp, ceux de Chris Wideman et d’Adam Larsson, au cours d’un même match. Dans les annales du hockey, ce n’est sans doute pas une situation qui s’est souvent produite.  

« On a été victimes de deux mauvais bonds en première période. Ça nous a mis un peu en arrière. En deuxième période, on n’a pas contrôlé suffisamment la rondelle en zone offensive. Ça nous a enlevé du momentum », a expliqué Martin St-Louis.

« Mais je suis content qu’on se soit battus en troisième. Et à la fin, c’était pas mal excitant », a-t-il poursuivi.

Le retour du balancier arrivait d’autant plus à point que l’erreur de Larsson a permis au Tricolore — le but a été porté à la fiche de Nick Suzuki — de niveler la marque.

Comme si ce n’était pas suffisant, après une prolongation au cours de laquelle Ben Chiarot est passé à un cheveu de donner la victoire aux siens, il a fallu sept rondes pour déterminer un vainqueur lors de la séance de tirs de barrage.

Le sens du spectacle  

Avec sept tireurs, on pensait bien que David Hakstol finirait par envoyer Yanni Gourde. Ce ne fut pas le cas. Marcus Johansson a inscrit le but de la victoire avec un superbe tir dans la partie supérieure, d’accord. Mais pour le spectacle, on repassera.

En revanche, après avoir envoyé les Rem Pitlick, Cole Caufield, Nick Suzuki, Mike Hoffman, Paul Byron et Joel Armia, Martin-St-Louis a joué d’audace en désignant Michael Pezzetta.

Et Pezzetta n’a pas eu l’air fou. Au sein du septuor à s’élancer vers Philipp Grubauer, il est celui qui est passé le plus près de marquer, son tir frappant l’un des poteaux de plein fouet.

En toute simplicité  

Pour le premier match de la saison de Joel Edmundson, St-Louis avait prévu ne pas lui désigner de trop lourdes tâches. Le Manitobain a foulé la glace pendant 16 min 38 s, principalement à forces égales.

« Il a gardé son jeu simple. Il a joué de façon physique et dure. Il va continuer à retrouver sa forme de match. Être en forme pour les entraînements et être en forme pour les matchs, ce sont deux choses complètement différentes. » 

De son côté, Edmundson a adoré sa première expérience sous les ordres de St-Louis.

« C’était plaisant d’être sur le banc avec lui. J’essayais d’écouter tout ce qu’il disait, a raconté le défenseur. C’est un gars très intelligent. Quand il parle, tout le monde tourne la tête pour l’écouter. »

Pour éviter de le surtaxer, St-Louis a déjà convenu qu’Edmundson ne serait pas en uniforme, ce soir, à Philadelphie.

Puisque le nom de Kale Clague a été placé sur la liste des blessés avant la rencontre, c’est Corey Schueneman qui prendra la place d’Edmundson dans la formation.