Boxe

«Le hockey, c’est mon premier amour» - Dicaire

Publié | Mis à jour

Marie-Ève Dicaire vit aujourd’hui de sa passion. Mais avant de rêver à briller dans un ring, c’est sur une patinoire qu’elle souhaitait faire carrière.

«Le hockey a toujours occupé une grande place dans ma vie. C’est mon premier amour. Quand j’étais jeune, mon rêve était de devenir une joueuse professionnelle de hockey», a-t-elle révélé dans le 52e épisode du balado «Femme d’Hockey», animé par Isabelle Ethier. À écouter ici:

«J’ai grandi dans une famille de hockey. J’ai commencé à harceler ma mère pour jouer à l’âge de 4 ans. Je n’ai pas lâché le morceau. Ça aura finalement pris six ans!»

À l’époque, elle espérait suivre les traces de son idole, Patrick Roy.

«Quand j’étais jeune, mon cousin me "tapait" les coussins du divan pour en faire des jambières. Même si j’étais ailier gauche, mon idole était Patrick Roy. Il représente mon enfance. Je collectionnais les cartes de Patrick Roy et j’avais tous les chandails possibles. Pour moi, il est vraiment un modèle de gagnant.»

Dicaire trouvera finalement sa voie dans les sports de combat et deviendra à son tour un modèle de gagnante. 

Boucler la boucle     

C’est d’abord sur un tatami qu’elle a effectué ses premiers pas, elle qui a commencé le karaté dès l’âge de cinq ans. Et elle y a connu un franc succès, devenant championne canadienne à 11 ans, puis championne du monde à 18 ans. Elle s’est ensuite tournée vers la boxe dans l’espoir de participer aux Jeux olympiques. Mais en vain... ou presque.

«Je suis ceinture noire cinquième dan. J’ai commencé à boxer parce que je rêvais d’aller aux Jeux olympiques et que le karaté n’était pas un sport olympique.»

Dicaire y a participé à sa manière l’été dernier en analysant le karaté à la télévision dans le cadre des Jeux olympiques de Tokyo.

«J’ai vraiment l’impression d’avoir bouclé la boucle avec cette expérience. En plus, c’était la première fois qu’il y avait du karaté aux Jeux. Ça jumelait ma passion pour les communications, mon amour de jeunesse et mon rêve d’aller aux Jeux olympiques.»

En plus de Roy, la gardienne Manon Rhéaume a grandement inspiré Dicaire.

«En voyant Manon Rhéaume, je me suis dit : "Marie-Ève, tout est possible". Ce qu’elle a accompli est encore plus significatif qu’aucune femme ne l’a fait depuis. Pour moi, ça m’a dit que je pouvais faire un sport dit "de gars". Ç’a semé quelque chose en moi quand j’étais jeune.»

Atteindre l’inatteignable     

Elle veut aujourd’hui faire de même auprès des jeunes.

«Les athlètes professionnels ne réalisent pas toujours qu’ils ont le devoir de faire changer les choses et les mentalités. Pour moi, ça va de soi. Je fais mon sport pour inspirer les gens, pour faire avancer la société. J’adore la boxe, c’est ma passion, mais c’est clairement plus que ça pour moi.

«Il y a parfois des moments difficiles où je demande pourquoi je fais autant de sacrifices. C’est toujours cette pensée qui me revient en tête : je dois le faire parce que je veux démontrer aux gens que c’est possible d’y croire, d’aller au fond de nous-même et de réussir. C’est vraiment ce qui me nourrit.

«Quand j’étais petite, je pensais que c’était inatteignable. C’est un rêve de petite fille qui se réalise.»

Aujourd’hui, elle accumule les victoires et les récompenses. En plus de son titre mondial dans la catégorie des poids super-mi-moyens, qu’elle défendra le 21 avril au Casino de Montréal, Dicaire a notamment remporté la médaille de l’Assemblée nationale en 2019 et le prix Maurice-Richard en novembre dernier. 

Cette distinction l’a particulièrement touchée.

«C’était grandiose parce que j’ai grandi en regardant le hockey avant même d’aimer le karaté. Maurice Richard est un héros pour moi. C’est un monument. Jamais je n’aurais pensé recevoir un prix nommé en son honneur! De se retrouver dans la même liste que des athlètes qui m’ont inspirée en grandissant, comme Mario Lemieux, c’est un grand accomplissement.» 

Le balado «Femme d'Hockey», présenté par IGA, est produit en partenariat avec TVA Sports pour sa troisième saison et est diffusé chaque semaine.

Sommaire du balado :     

On parle hockey (01:24)

Retour sur certains moments reliés au hockey:  

  • Quelle est la place du hockey dans ta vie?    
  • Tu es quel genre de fan quand tu vas voir un match de hockey?    
  • Quel est ton plus beau souvenir de hockey?    
  • Comment as-tu vécu ta remise du prix Maurice-Richard?    
  • Qui serait le joueur qu’on pourrait voir comme boxeur?    
  • Avec quel joueur de hockey, du passé ou du présent, irais-tu prendre un gin?        

Tirs de barrage (11:45)

Segment du balado où Isabelle pose plusieurs questions à son invitée:  

  • Hot-dog «steamé» ou «toasté»?    
  • Endurance ou puissance?    
  • Halloween ou Noël?    
  • Coupe Stanley ou médaille d’or olympique?    
  • Lemieux ou Gretzky?        

Place aux femmes (16:00)

Soulevons les enjeux et la place des femmes dans le sport:

  • Qui est la femme de hockey qui t’inspire?    
  • Est-ce qu’il y a des enjeux qui se ressemblent dans le hockey féminin et la boxe féminine?        

La passe sur la palette (20:10)

Le hockey, c’est un jeu de passes. La plupart des buts se font grâce à une aide:

  • Quel a été le moment, la personne ou l’organisation qui a fait une différence dans ta carrière, dans ta vie?    
  • À quelle personne ou à quel organisme ferais-tu une «passe sur la palette» aujourd’hui?        

Échos de vestiaires (26:11)

Nouveau segment où Isabelle demande à son invité de nous raconter une anecdote.