Football scene at night match with close up of a soccer shoe hitting the ball with power

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Club de foot Montréal

Apprivoiser l’Estadio Azteca

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Le mythe de l’Estadio Azteca est très fort. Le stade, qui célébrera ses 56 ans en mai, possède une aura unique que bien peu d’autres grands stades du monde ont aussi.

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« Sincèrement, c’est un stade qui est impressionnant, qui a beaucoup d’histoire. Je n’ai que 20 ans, mais quand j’étais petit, je disais à mes amis que je rêvais de jouer à l’Azteca et d’y marquer un but », a révélé Matko Miljevic, les yeux lumineux, par l’entremise d’un interprète mardi après-midi.

L’Argentin admet que l’Estadio Aztecaqui s’est taillé une place particulière dans l’histoire du soccer de son pays.

« Pour les Argentins, c’est un stade important en raison de tout ce qui s’est produit avec Maradona en 1986. C’est un rêve de jouer là, mais ça vient avec la responsabilité de ne pas y être en touriste. »

C’est là que l’Argentine a remporté la Coupe du monde de 1986, mais c’est aussi là que Diego Maradona a inscrit son fameux but « la main de Dieu » de même que le but voté comme le plus beau du siècle dans le même quart de finale contre l’Angleterre.

Atmosphère

Alistair Johnston est passé par l’Azteca en octobre dernier avec la sélection canadienne et il admet sans détour le caractère particulier de l’endroit.

« C’est une atmosphère bien différente de ce que les gars ont déjà vécu. L’altitude y joue pour beaucoup, c’est intimidant et c’est un stade qui a une riche histoire. »

« C’est un stade qui sera sûrement au sommet de ma liste parmi les endroits les plus intimidants où j’ai joué. Le seul fait de marcher dans les corridors avec toutes les plaques historiques lui donne une âme. »

Wilfried Nancy, lui, a l’intention de profiter de chaque seconde.

« Je suis super excité, j’aime bien découvrir les choses et jouer dans un stade mythique comme ça, je fais ce métier-là pour ça », a dit l’entraîneur. 

Conseils

Comme il y a joué récemment, Johnston ne s’est pas gêné pour donner des trucs à ses coéquipiers.

« Le principal conseil que j’ai donné, c’est que quand on fait une longue course, on a besoin d’environ une dizaine de secondes pour récupérer. »

« Et c’est à ce moment qu’on peut se retrouver en duel. Quand on a le ballon, on ne peut pas courir comme des chevaux fous, il faut se déplacer en bloc afin d’éviter de casser vers la 50e ou 55e minute. »

Tout ça parce que le stade est situé à une altitude de 2200 mètres, bien loin devant les 1609 m et 1288 m qu’on peut retrouver à Denver et Salt Lake City, les deux endroits les plus élevés de la MLS.