Crédit : Photo courtoisie Cataractes de Shawinigan

LHJMQ

Un joueur suspendu pour des propos russophobes

Publié | Mis à jour

La LHJMQ a passé un message clair lundi: les propos discriminatoires envers les joueurs d’origine russe sont du racisme et ils ne seront pas tolérés.

Le préfet de discipline du circuit a imposé une suspension de cinq matchs à l’attaquant des Cataractes de Shawinigan Lou-Félix Denis pour des propos tenus à l’endroit de l’arrière russe des Olympiques de Gatineau Evgenii Kashnikov, dimanche soir dernier.

Denis avait écopé d’une extrême inconduite de partie en raison de «commentaire, remarque ou geste à caractère discriminatoire».

La LHJMQ a annoncé la suspension à Denis en raison du non-respect de la politique antidiscriminatoire du circuit, sans toutefois s’étendre sur les propos ou même la victime de ces derniers.

Il s’agit toutefois bien de propos destinés à Kashnikov, nous a-t-on confirmé.

«Ce n’est pas quelque chose qu’on approuve. Nous vivons une situation mondiale qui est délicate et nous allons accepter la décision de la ligue. J’ai eu une rencontre avec le joueur, ainsi qu’avec tout le groupe, car ce sont des comportements qui n’ont pas leur place», a brièvement commenté l’entraineur-chef des Cataractes Daniel Renaud lorsque joint par le Journal.

Moments difficiles

Nous avons également communiqué brièvement avec l’entraineur-chef des Olympiques de Gatineau Louis Robitaille hier mais n’avons pas été en mesure de lui parler, ce dernier étant en route vers l’Abitibi avec son équipe.

En matinée, lors d’une entrevue au 104,7 FM à Gatineau, il se gardait une réserve avant de condamner les propos de Denis, n’ayant pas été témoin de l’incident directement.

«J’espère de tout cœur que ce n’est pas ça (des propos racistes envers Kashnikov), avait-il toutefois mentionné. Si les gens savaient ce que ces jeunes vivent. [...] Ce n’est pas plus rose pour un gars comme Kashnikov se qui se passe de l’autre côté. Ce n’est pas plus le fun. [...] J’espère qu’on n’est pas allé là.»

«J’ai deux joueurs que j’ai dirigés qui sont en Ukraine dans un bunker avec un AK-47. Ils protègent leur famille. Il y en a un à Kyïv et l’autre à Khaviv. J’espère de tout cœur que cette guerre va se terminer le plus tôt possible.»