Michel Woods

Photo : Michael Woods à l’épreuve du contre-la-montre au Gran Camino, en Espagne. Crédit : Photo courtoisie, Israel-Premier Tech

Cyclisme

Woods veut épingler une classique à son palmarès

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Fort d’une belle victoire en Espagne récemment, le meilleur cycliste au pays, Michael Woods, rêve maintenant d’un triomphe ce printemps sur une grande classique belge comme La Flèche Wallonne. 

Après la pause hivernale, l’olympien d’Ottawa-Gatineau a lancé sa saison 2022 avec une victoire lors de la deuxième étape du Gran Camino, dimanche dernier, dans le nord-ouest de l’Espagne. 

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Vêtu du maillot jaune de leader, le Québécois d’adoption a finalement échappé le titre lors de la dernière étape même s’il a réalisé la meilleure performance de sa carrière dans un contre-la-montre international.  

Sur une distance de 15,8 kilomètres, « Rusty » Woods n’a cédé que 17 secondes à Alejandro Valverde, qui a remporté la course par seulement 7 secondes au cumulatif. Le contre-la-montre ne sera jamais sa spécialité, mais les progrès apparaissent.  

Beaucoup d’efforts 

« J’ai gagné de la confiance. J’ai beaucoup travaillé pendant trois mois et j’ai vu un spécialiste pour améliorer ma position. J’ai fait une session aussi en Italie. Je ne vais jamais rouler comme Filippo Ganna ou Rohan Dennis, mais je pense que je peux être compétitif », explique Woods. 

Malgré la frustration de la défaite, l’athlète de 35 ans se console puisque le vainqueur, l’infatigable Valverde, a quelques années de plus au compteur. 

« Ça m’inspire de voir quelqu’un qui a presque 42 ans qui continue de gagner des courses. C’est mon but de continuer quelques années. J’espère jusqu’en 2026 », ajoute le cycliste de l’équipe Israël-Premier Tech. 

Désormais père de deux enfants, Woods doit composer avec des horaires chargés et quelques ennuis de santé à l’occasion. 

« C’est parfois plus dur pour la récupération. J’ai déjà tombé malade [sic] trois fois en trois mois parce que ma fille est à l’école. Je veux être présent et jouer avec elle. C’est un grand bonheur et il faut composer avec ça. Je peux continuer d’avoir du succès. » 

Une préoccupation 

Dans une ambiance particulièrement émotive, c’est l’Ukrainien Mark Pavlovitch Padun qui a été le plus rapide lors de l’étape ultime de Gran Camino. Sur la route, les coureurs ont eu le temps d’échanger sur les horreurs de la guerre. 

« Le cyclisme devient secondaire. On y pense beaucoup parce que ce n’est pas loin. C’était spécial de voir Padun gagner. La liberté est précieuse. » 

Auteur d’une 3e place à La Flèche Wallonne en 2020 et d’une 2e place à Liège-Bastogne-Liège en 2018, Woods aimerait bien étoffer son palmarès avec l’une ou l’autre de ces célèbres courses belges prévues en avril. « C’est le plus gros objectif de ma carrière », avoue-t-il. 

Après une pause en mai, Woods espère ensuite pouvoir enchaîner le Tour de France et le Tour d’Espagne.