Boxe

Erik Bazinyan reste invaincu

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La fierté arménienne d’Eye of the Tiger Management (EOTTM), Erik Bazinyan, est demeuré invaincu en plus de conserver son titre NABF des super-moyens face au Mexicain Reinaldo Paniagua, jeudi soir, au Casino de Montréal.

Le Montréalais d’adoption s’est montré plus résistant que son rival, faisant preuve de constance pour finalement mettre un terme au pugilat au neuvième round. Alors que Paniagua était dos aux câbles et encaissait une avalanche de coups, le boxeur de 26 ans a forcé l’arbitre à arrêter le combat.

Voyez les images du combat en vidéo principale.  

Bazinyan (27-0-0, 21 K.-O.) affrontait un adversaire dangereux puisque celui-ci n’avait pu respecter la limite de 168 lb à la pesée de mercredi. Paniagua (17-2-0, 16 K.-O.), qui a excédé le seuil de 10 lb quand il est monté sur le pèse-personne, avait passé le K.-O. à ses cinq derniers opposants.

«Je m’en fous, a dit Bazinyan du surpoids de son adversaire. C’est mieux pour moi, parce que je sais qu’il a beaucoup essayé.»

Finalement, c’est avec un poids lourd léger qu’il s’est battu...

La foule réunie au Cabaret du Casino, munie d’un drapeau de l’Arménie, a scandé le prénom de Bazinyan pendant tout le combat. Ce dernier s’est contenté d’encaisser les lourdes frappes du natif de Tijuana, tout en distribuant deux fois plus de coups.

«Ce n’est pas un combat que je pouvais perdre. Dans le gym, j’ai toujours dit que quand quelque te touche, tu dois répliquer. Je l’ai contré avec mon jab. Il était fort. J’ai essayé de lui faire lever les bras, mais ici, c’était comme de la gelée, a-t-il dit en pointant son ventre. Je ne lui faisais pas mal là.»

Le promoteur d’EOTTM, Camille Estephan, a qualifié ce combat contre Paniagua de «step up». Il voit de grandes choses pour celui qu’il aime comparer à l’ancien grand champion Lucian Bute.

Steven Butler est de retour

Après avoir connu la défaite à ses deux plus récents combats, chaque fois par K.-O., Steven Butler a exorcisé ses démons en venant à bout du Mexicain Hector Manuel Zepeda lors de la demi-finale du gala.

Le boxeur québécois est de retour sur les radars. Butler (29-3-1, 25 K.-O.) se battait pour la première fois depuis le mois de janvier 2021 et cette fois, il a retrouvé ses réflexes contre Zepeda (20-4-0, 6 K.-O.).

«J’ai eu beaucoup de critiques par rapport à mes défaites. On me disait “Steven ci, Steven ça”. Je suis un être humain. J’ai beau dire que ça ne m’affecte pas, mais je suis un être humain, a-t-il répété après le combat. Je le fais pour ma famille, mais aussi parce que j’ai des objectifs.»

«Bang Bang» a amorcé le combat en lion et a bien failli mettre fin aux hostilités dès le premier round. Butler n’a pas laissé son adversaire respirer et l’a envoyé valser dans les cordes. Après de solides échanges lors des deux assauts suivants, le Montréalais a eu raison de Zepeda par K.-O. au troisième engagement.

Le favori de la foule a profité d’une coupure à la joue de son adversaire pour donner le coup de grâce. Le Mexicain a passé la tête entre les cordages et à son retour au milieu du ring, il a été accueilli par une tornade de frappes de Butler.

«J’avais faim, je voyais ma nourriture, a-t-il imagé. [...] J’ai voulu le finir parce que je voyais qu’il était en difficulté.

«On a jamais douté de notre adversaire, a ajouté Butler. On savait qu’il pouvait être “tough” et me donner des rounds. Mais le plan de match était de faire des feintes et il fallait garder le centre. Il ne fallait pas reculer, ce n’est pas mon style.»

Celui qui a déjà été champion cinq fois avait été ralenti à ses deux derniers duels, alors qu’il avait été envoyé au plancher au cinquième round contre le Japonais Ryota Murata en décembre 2019 et contre le Mexicain Jose de Jesus Macias en janvier 2021.

Avant ce combat, l’Albertain Steve Claggett (31-7-2, 21 K.-O.) a eu raison du coriace Argentin Sebastian Ezequiel Aguirre (18-4-0, 11 K.-O.). Le coin de ce dernier a décidé de jeter la serviette avant le 10e et dernier round.

Butler l'emporte par arrêt de l'arbitre -

Estephan heureux

Camille Estephan était d’humeur rayonnante au moment de faire son entrée dans la salle du Cabaret du Casino de Montréal. EOTTM tenait le deuxième de trois événements pour commémorer les 10 ans de l’organisation, et le premier depuis des lustres devant une foule.

«Quand je suis arrivé dans la salle, j’ai vu les tables et on dirait qu’on revient à la normale», a mentionné avant le gala Estephan, qui a avoué que les démarches pour présenter l’événement devant les amateurs avaient été ardues.

«C’est difficile, parce que tout change rapidement. Même le gouvernement ne sait pas comment s’ajuster. Les restrictions, les protocoles, ça évolue tellement rapidement. Il y a beaucoup de communications entre nous, la [Régie des alcools, des courses et des jeux] et la santé publique. Ils ont d’autres chats à fouetter, il n’y a pas que nous», a-t-il ajouté.

Dans le premier combat de la soirée, le Montréalais Hamza Khabbaz (3-0-0, 1 K.-O.) s’est retrouvé au tapis dans les derniers instants du combat, mais il l’a tout de même emporté par décision unanime contre Rafael Carmona Mendez (4-2-0, 2 K.-O.).

Martine Vallières-Bisson (5-0-0, 1 K.-O.) n’a eu aucun mal à se défaire de la Mexicaine Milagros Hernandez Gonzalez (0-2-0) et Jean-Gardy François (2-0-0, 2 K.-O.) a réussi un percutant K.-O. sur Francisco Javier Rodriguez Juarez (7-2-0, 5 K.-O.).