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Tiger Woods empoche les millions de dollars sans même jouer

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Même s’il n’a pas disputé de tournoi de la PGA depuis plus d’un an, Tiger Woods est le premier récipiendaire d’un boni associé au Programme d’impact des joueurs du circuit.

C’est ce qu’a annoncé la PGA, mercredi.  

L’initiative instaurée en avril 2021 récompense financièrement les joueurs qui stimulent l’engagement des partisans et des commanditaires. Un total de 40 millions $ a été distribué aux 10 athlètes qui ont amassé le plus de points selon un système basé sur cinq critères : leur popularité dans les recherches Google, leur cote Q (un indice de popularité), la cote d'exposition à la marque Nielsen, leur popularité sur les médias sociaux et leurs mentions Meltwater, qui mesurent la fréquence à laquelle un joueur génère une couverture sur diverses plateformes médiatiques.

Woods a ainsi mis la main sur une bourse de 8 millions $. En février 2021, l’homme de 46 ans a été impliqué dans un grave accident de la route en Californie, lorsque son VUS a fait une violente sortie de route. L’Américain a subi de multiples fractures ouvertes à la jambe, des blessures à la cheville et au pied qui ont nécessité une opération d’urgence.

Phil Mickelson a terminé deuxième au classement et a mis la main sur 6 millions $. Rory McIlroy, Jordan Spieth, Bryson DeChambeau et Justin Thomas ont chacun obtenu 3,5 millions $, tandis que Dustin Johnson, Brooks Koepka, Jon Rahm et Bubba Watson ont touché un boni de 3 millions $.

Le Programme d’impact a été la cible de plusieurs critiques depuis son instauration, notamment de la part du dernier champion de la Coupe FedEx, Patrick Cantlay.

«Je crois que je suis de la vieille école, car j'aimerais que l'argent soit distribué en fonction des résultats. Je ne pense pas que c’est le cas avec ce programme», avait-il dit le mois dernier, lui dont les propos ont été rapportés par le réseau ESPN.

«C'est peut-être la première fois que le circuit s'écarte de l'idée de récompenser les bonnes performances afin de souligner plutôt la présence dans les médias sociaux ou la popularité. Donc, je n'aime pas ce changement.»