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«On voit seulement la pointe de l’iceberg dans son cas»

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«Il y a un potentiel encore plus grand avec lui, je crois qu’on voit seulement la pointe de l’iceberg dans son cas.»

D.J. Smith parlait de Tim Stützle, le troisième choix au total lors du repêchage de 2020.

Stützle, qui a fêté ses 20 ans le 15 janvier dernier, s’établit tranquillement comme un centre dominant. Smith lui fait maintenant confiance au centre du premier trio avec Brady Tkachuk et Adam Gaudette à ses côtés. Avec les blessures à Josh Norris et Shane Pinto, les Sénateurs n’ont pas autant de profondeur dans le milieu.

L’analogie de Smith avec Stützle et la pointe de l’iceberg pourrait également s’appliquer aux Sénateurs.

À Ottawa, on a maintenant l’espoir de sortir d’une longue et pénible période de reconstruction.

«Je trouve qu’il y a une amélioration tous les ans, a noté le défenseur Thomas Chabot. Si on compare avec le mois de septembre 2019, le moment où j’ai signé ma prolongation de contrat, on a une équipe bien différente.»

«Tous les gars ont gagné en expérience. On s’en va clairement dans la bonne direction, a-t-il poursuivi. Cette année, on a prouvé qu’on peut battre de grosses équipes. Pour un jeune groupe, c’est important de savoir qu’on peut rivaliser contre toutes les équipes de la LNH. Ce n’est pas encore parfait, mais on mise sur une équipe désireuse d’apprendre. Je crois qu’il y a un beau futur pour les Sens.»

De bons meneurs

Les Sénateurs n’aspirent toujours pas à une participation en séries cette année, un exploit qu’ils n’ont pas réalisé depuis la saison 2016-2017. Malgré cela, l’équipe de D.J. Smith repose maintenant sur des bases plus solides.

Il y a un très bon noyau de jeunes avec les Stützle, Tkachuk, Chabot, Nick Paul, Alex Formenton, Artem Zub et d’autres bons joueurs à l’infirmerie, comme Norris, Pinto et Drake Batherson.

Les Sens ont également identifié Tkachuk et Chabot comme les deux meneurs pour mener à bon port cette équipe.

«Il y a maintenant différents joueurs avec des lettres sur leur chandail. Brady a le "C" et j’ai un "A" sur mon gilet, a rappelé Chabot. Mais nous avons une équipe où il y a plusieurs meneurs. J’ai souvent passé le message comme quoi tu n’as pas besoin d’une lettre pour agir comme un meneur et pour parler à tes coéquipiers. C’est une chose qu’on veut faire en équipe. On veut tous connaître du succès et gagner nos matchs.»

Pour passer de l’étape d’une jeune équipe prometteuse à une réelle formation de premier plan, les Sénateurs auront besoin de dénicher un gardien de premier plan. Matthew Murray n’a plus l’aura de ses jours avec les Penguins de Pittsburgh.

Des minutes à la tonne

À l’image des dernières années, Chabot reste le défenseur numéro un des Sens et il passe un temps fou sur la surface glacée. Avant la visite du Canadien au Centre Canadian Tire, il dominait la LNH avec un temps de jeu moyen de 26 min 48 s.

Pour mieux illustrer l’immense utilisation de Chabot, on peut simplement indiquer qu’il joue plus de cinq minutes que le deuxième joueur au sein de son équipe, Artem Zub (21 min 34 s).

«Avec une trentaine de matchs encore au calendrier, nous ne donnerons pas souvent plus de 30 minutes par rencontre à Thomas, a dit Smith. Nous chercherons à équilibrer le temps de jeu, surtout avec l’arrivée probable de Jake Sanderson dans quelques semaines. Mais je n’ai pas de crainte pour Chabby. Je l’ai déjà dit avant. Il est l’un des joueurs les plus endurants que j’ai dirigés. Il a une grande force mentale et physique.»

«Une fois que tu rentres dans le rythme du match, tu n’y penses pas trop, a renchéri Chabot. Je ne ressens pas la fatigue pendant une rencontre. C’est parfois plus le lendemain que je perçois l’impact des nombreuses minutes. L’énergie est peut-être moins élevée pour l’entraînement du lendemain. Je compense bien avec une bonne récupération et une bonne alimentation. J’ai développé une bonne routine depuis déjà quelques années.»