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Canadiens de Montréal

Un rêve qui s’enfuit pour Mathieu Perreault

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Les carrières sportives ne sont pas éternelles. Même qu’elles semblent défiler à un rythme de plus en plus effréné à mesure que les saisons se succèdent.

C’est le constat que fait Mathieu Perreault. À 34 ans, son rêve demeure toujours de remporter la coupe Stanley, même si le nombre d’occasions diminue.

D’ailleurs, pendant le camp d’entraînement, il avait admis à l’auteur de ces lignes qu’il avait choisi le Canadien, avec qui il a signé une entente d’une saison, dans l’espoir de soulever le précieux trophée.

Il était alors d’avis que, après avoir atteint la grande finale, il n’en manquait pas beaucoup à cette formation.

Manifestement, ça ne sera pas le cas.

«C’est difficile de voir cet objectif-là disparaître», a déclaré Perreault, qui pourrait effectuer un retour au jeu samedi soir à Ottawa.

Sur la touche depuis le 14 décembre, le Drummondvillois n’a pas vu d’action lors des 22 derniers matchs de l’équipe. La déconfiture du Canadien, c’est depuis la passerelle qu’il en a été témoin.

«Quand tu ne joues pas, que tu es à l’écart, (une situation comme celle-là) n’a rien d’encourageant. Les journées à l’aréna ne sont jamais très agréables», a-t-il indiqué à propos de l’effondrement de l’équipe.

«Constater le changement et voir la façon dont ça a évolué depuis que l’arrivée de Martin (St-Louis), ça m’a donné la motivation pour mettre les bouchées doubles dans l’espoir de revenir. J’avais le goût de me joindre à ça», a-t-il poursuivi.

Malaises chroniques

Selon la version officielle, Perreault soignait une blessure au bas du corps.

Toutefois, un article récemment paru dans L’Express, un hebdomadaire de Drummondville, faisait état de maux de dos pour lesquels le héros local s’apprêtait à recevoir des injections de cortisone.

Avant le départ du Tricolore vers la capitale fédérale, Perreault n’a pas voulu entrer dans les détails. Néanmoins, il a admis que la blessure qu’il trainait et de laquelle il est, pour l’instant, rétabli est de nature chronique.

«Oui, c’est quelque chose avec laquelle je vais devoir apprendre à vivre dans les années à venir. Quand tu vieillis, il y a parfois des petits bobos qui sont difficiles à guérir», a-t-il mentionné.

Sans nécessairement hypothéquer ses vieux jours, ces maux l’importuneront davantage que les simples raideurs musculaires matinales dues à la vieillesse.

«Les gars de mon âge, quand ils jouent au hockey depuis l’âge de 4 ans, ils ont des petits bobos qui les suivent pour le reste de leurs jours. Il n’y a pas un joueur qui a évolué dans la LNH pendant 15 ans qui dirait le contraire. Le corps en prend un coup», a-t-il soutenu.

Dans la vitrine

Bref, le temps presse et Perreault devra regarder ailleurs pour accomplir son voeu le plus cher.

«Je veux m’amuser et je veux me mettre en vitrine pour pouvoir prolonger ma carrière et me donner une autre chance de gagner ce trophée», a-t-il déclaré à propos de ce retour.

«Je me sens encore en forme. J’ai de l’énergie, j’ai de la force. Je suis encore capable de pousser», a-t-il assuré.

À un mois de la date limite des transactions, il souhaite faire suffisamment bien pour attirer le regard d’une équipe qui aspire aux grands honneurs.

«Si, au cours des prochaines semaines, des équipes veulent que j’aille les aider, je vais assurément sauter sur l’occasion», a-t-il déclaré, précisant qu’il n’a toujours pas eu de discussion avec Kent Hughes et Jeff Gorton à ce propos.

En 14 rencontres, Perreault a inscrit trois buts (tous dans le même match) et ajouté une passe). Au mois de novembre, il a raté 15 matchs en raison d’un décollement de la rétine de l’un de ses yeux.