F1

Une nouvelle ère s’amorce

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Un peu plus de deux mois après un baisser de rideau qui s’est terminé dans la controverse et le sacre de Max Vertappen à Abou Dhabi, la Formule 1 a repris ses droits mercredi à l’occasion de la première de six journées d’essais préparatoires.

La saison 2022 marque le début d’une nouvelle ère dans la discipline-reine du sport automobile avec l’introduction de monoplaces inédites pour respecter une refonte de la réglementation destinée à favoriser des débats plus musclés sur la piste.

Si l’entrée en scène de ces nouvelles voitures a été retardée d’un an en raison de la pandémie, tout est maintenant en place et 16 pilotes ont pu effectuer mercredi leurs premiers tours sur le circuit de Barcelone-Catalogne.

D’entrée de jeu, il convient de mentionner que les résultats obtenus par chacun sont plutôt symboliques puisque les 10 équipes du plateau se sont plutôt appliquées à évaluer le comportement de leurs nouvelles montures sans révéler la quantité de carburant à bord ni les différents ajustements qu’elles ont adoptés.

Pneus plus tendres

Ce que l’on sait toutefois, c’est que le Britannique Lando Norris a inscrit le chrono le plus rapide de la journée (en 1 min 19,568 s) lorsque sa McLaren était chaussée des pneus les plus tendres (C4) et les plus performants utilisés en cette première journée.

Les six autres pilotes qui suivent dans l’ordre ont réalisé leur meilleur résultat avec des gommes un peu plus dures (C3). Par ailleurs, quatre d’entre eux, dont Lance Stroll, ont obtenu leur temps de référence avec des pneus de type C2, encore plus durs.

Le Québécois a conclu sa première journée avec le 13e chrono le plus rapide à bord de son Aston Martin, au terme de 67 tours de piste, après avoir succédé à son coéquipier Sebastian Vettel. L’autre Canadien, Nicholas Latifi (66 tours), a suivi son compatriote avec le 14e rang, quoique sa Williams était dotée de pneus C3.

Deux fois la distance

La palme du pilote le plus occupé revient certes à Max Verstappen qui, au volant de sa Red Bull équipée de gommes C2, a parcouru 147 tours du circuit soit un peu plus de deux fois la distance du Grand Prix d’Espagne. Le nom du champion du monde en titre figure en neuvième position au tableau.

Si des équipes ont plutôt opté pour une alternance entre leurs pilotes, d’autres ont choisi de ne faire sortir qu’un seul de leur représentant. Sergio Pérez (Red Bull), Esteban Ocon (Alpine), Daniel Ricciardo (McLaren) et Pierre Gasly (AlphaTauri) ont été notamment limités à un rôle d’observateurs mercredi, mais ils prendront le relais de leur partenaire jeudi.

Les écuries n’ont qu’une seule monoplace à leur disposition.

Quant à Alfa Romeo, elle a décidé de confier le volant à son pilote de réserve Robert Kubica, qui n’a toutefois réalisé que neuf tours de piste en matinée.

Valtteri Bottas, transfuge de Mercedes, s’est classé dixième à son premier contact chez Alfa Romeo. Le coéquipier du Finlandais, Guanyu Zhou, subira son baptême jeudi. Il deviendra le mois prochain le tout premier pilote chinois à prendre le départ d’un Grand Prix de F1.

Pause bénéfique

Après avoir fait taire toutes les rumeurs sur une possible retraite ou une année sabbatique, Lewis Hamilton n’a pas caché son enthousiasme en prévision de la nouvelle saison qui débutera à Bahreïn le 20 mars prochain.

«Je suis plus frais que jamais, a-t-il fait savoir en conférence de presse. Cette pause [où il a été guère actif sur les réseaux sociaux contrairement à ses habitudes] a été bénéfique pour moi. Je me sens maintenant très motivé à reprendre le collier.»

Le Britannique, qui convoite un huitième titre, du jamais-vu dans la spécialité, a effectué 50 tours du circuit en stoppant le chronomètre à 1 min 20,929 s, ce qui lui a valu le cinquième temps le plus rapide de cette journée initiale.

Son nouveau coéquipier et compatriote, George Russell (1 min 20,784 s), l’a devancé au quatrième rang.