Hockey

La pénurie d'officiels s'accentue au hockey mineur

Jasmin Dumas | TVA Nouvelles

Publié | Mis à jour

Il existait déjà une pénurie d'officiels au hockey mineur avant la dernière vague de la pandémie, mais avec la longue pause imposée à cause du variant Omicron, la situation n'a fait qu'empirer. Avec la reprise des matchs, des associations constatent que bien des officiels ne sont pas revenus.

«Plusieurs de nos arbitres et marqueurs sont de jeunes étudiants. Certains ont trouvé un autre emploi de fins de semaine et ne sont pas revenus», indique le président de l’Association de hockey mineur de Drummondville, Luc Camirand.

Il s’agit d’un défi supplémentaire, déjà que le manque d'officiels se faisait sentir depuis le début de la saison.

«Nous avons 40% moins d’officiels que la saison avant la pandémie, confirme le directeur général du Hockey mineur de Victoriaville, Stéphane Houle. Ça demande de grands efforts pour réussir à présenter tous les matchs. Des parties qui se font à trois officiels normalement se font à deux et les officiels font beaucoup de matchs.»

Les responsables du hockey mineur à Victoriaville et Drummondville sont d’avis que les nouvelles contraintes fiscales imposées aux officiels ont fait mal, mais ils pointent aussi du doigt le comportement de certains entraineurs et parents.

«Quand des jeunes de 14 et 15 ans se font insulter, je les comprends de préférer aller travailler ailleurs», mentionne Luc Camirand.

Le nouveau directeur général de Hockey Québec, Jocelyn Thibault, reconnait le problème et veut changer la culture. Il parle d'un grand chantier ayant comme objectif de ramener le respect entre tous les intervenants du hockey. Et pour lui, la clé, c'est le plaisir.

«Est-ce que la victoire est si importante en bas âge? Est-ce que de faire jouer les meilleurs joueurs plus souvent que les autres en bas âge c’est important? Je ne suis pas convaincu. Je pense qu’il va falloir voir la valorisation autrement. Ce sera un grand chantier et c’est clair qu’on n’éliminera pas les mauvais comportements d’ici quelques semaines, mais je suis confiant qu’avec de l’éducation et de la sensibilisation, on va y arriver.»