Olympiques

«Nous avons laissé tomber notre pays» - Hilary Knight

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La hockeyeuse américaine de renom Hilary Knight a suffisamment d’expérience et de connaissance pour avoir une idée de toute l’importance d’un duel contre le Canada en finale d’un tournoi olympique et il est inutile de lui rappeler toute la douleur reliée à la défaite de jeudi.

Les joueuses du pays de l’Oncle Sam ont bien tenté de freiner la bande de Marie-Philip Poulin dans le duel ultime des Jeux de Pékin. Malheureusement pour elles, la gardienne Ann-Renée Desbiens affichait une belle forme et ses 38 arrêts ont mis fin au règne olympique des États-Unis, qui ont baissé pavillon 3 à 2. 

Aux yeux des perdantes, une médaille d’argent pour leurs quatre années de dur labeur en préparation de la compétition constitue une bien petite consolation. La déception était vraiment palpable dans leurs rangs. Knight a d’ailleurs dit regretter la priorité de trois buts concédée à l’adversaire en deuxième période.

«C’est l’éléphant dans la pièce. On ne peut pas se permettre de se retrouver en arrière par autant de buts, a mentionné au quotidien USA Today celle ayant compté le premier filet de son pays lors d’une infériorité numérique. Je ne crois pas que nous avons survolé la surface de jeu avec nos habiletés. C’est ainsi. Elles ont remporté la médaille d’or. Nous ne l’avons pas fait.»

«J’ai déjà vu des matchs de 60 minutes de notre part. Celui-ci n’en était pas un», a-t-elle ajouté.

Selon celle qui a déjà disputé quelques parties avec les défuntes Canadiennes de Montréal a un arrière-goût d’inachèvement et d’amertume.

«C’est dévastateur et crève-cœur. Arriver à court est dur à accepter. Ce n’est pas ce que vous souhaitez en tant que compétitrice. On n’envisage pas ça au moment de s’entraîner en solitaire. Ce n’est même pas dans nos pensées. C’est vraiment triste, ça fait mal. Nous avons laissé tomber notre pays.»

«Ça fera mal» 

Sa coéquipière Amanda Kessel, qui a réduit l’écart avec 13,5 secondes à écouler au troisième vingt, estime que l’issue du duel s’est décidée à peu de choses près. Les Américaines ont notamment vu deux de leurs tirs heurter le poteau, ceux de Hannah Brandt et d’Alex Carpenter.

«Je ne sais pas s’il s’agit d’une malchance, mais c’est comme ça. Devant chaque cage déserte, sur n’importe quel bond, on n’a pas marqué les buts. Pendant tout le tournoi, on a obtenu à peu près un seul bond favorable et on dirait que c’est ainsi que ça se passait.»

«Ça fera mal pour un bout de temps. Je n’oublierai pas cela, probablement jamais.»