Canadiens de Montréal

Gallagher tient à remercier Dominique Ducharme

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Brendan Gallagher a toujours eu de la classe. Avant de répondre à une première question qui portait sur Martin St-Louis lors d’une visioconférence, Gallagher a tenu à glisser quelques mots sur celui qui vient de perdre son emploi, Dominique Ducharme.

«J’aimerais d’abord parler de Dom. Je veux le remercier, a dit Gallagher. Il a fait beaucoup pour nous. Nous avons connu un parcours bien spécial lors des dernières séries. Il a pu stabiliser notre équipe et créer un script que les joueurs se souviendront longtemps. Cette année, il y a beaucoup de choses qui ont mal été. C’est malheureux. J’espère que les gens vont réaliser ce qu’il a fait pour nous.»

Aux cinq derniers matchs de Ducharme derrière le banc de l’équipe, le CH a subi des revers de 8 à 2 contre le Wild, de 5 à 4 contre les Ducks, de 7 à 2 contre les Oilers, de 6 à 3 contre les Blue Jackets et de 7 à 1 contre les Devils. En cinq matchs, les rivaux avaient marqué 33 buts contre les pauvres Samuel Montembeault ou Cayden Primeau.

Face aux Devils, on avait le sentiment que les joueurs avaient tout simplement abandonné leur entraîneur, pas juste Primeau.

Sans surprise, Gallagher n’a pas acheté la théorie de l’abandon.

«Il n’y a pas eu d’abandon, a-t-il répliqué. On cherche des solutions, des réponses. À un certain point, on manque de choses à dire. Son engagement était là, mais ça ne fonctionnait pas. Comme l’an passé, on avait besoin d’une nouvelle voix. La direction a senti qu’un changement était nécessaire. On sent une nouvelle énergie. C’est maintenant un nouveau départ.»

Encore un changement

Le besoin d’une nouvelle voix. Marc Bergevin avait utilisé les mêmes mots pour justifier le congédiement de Claude Julien le 24 février 2021. Kirk Muller avait également perdu son emploi le même jour. Ducharme remplaçait Julien et Alex Burrows faisait le saut du Rocket de Laval au CH, encore une fois dans un rôle d’adjoint.

Moins d’un an plus tard, le discours d’une nouvelle voix résonne encore. Paul Byron, qui n’a joué que trois matchs cette saison, a aussi le sentiment que l’équipe avait besoin d’un nouveau chef d’orchestre.

«Ce n’est pas seulement le coach qui change, il y a eu plusieurs changements dans l’organisation, a rappelé Byron. Il y a eu plusieurs blessés cette saison. Quand je pense à la dernière année, je trouve que ça ressemble plus à deux ou trois ans. Il s’est passé tellement de choses.»

«Sur la glace, ça ne fonctionnait plus. Les joueurs ne jouaient plus au bon niveau. Le Canadien est une équipe historique. Nous avons besoin d’une équipe gagnante. Quand ça ne fonctionne pas, des changements arrivent. C’est difficile de voir une personne perdre son boulot. Mais ça fait partie de la pression de ce métier, ça arrive dans un marché comme ici.»