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Canadiens de Montréal

De Naslund à St-Louis à Caufield

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Martin St-Louis portait le numéro 26, un hommage à son idole de jeunesse, Mats Naslund. Plus jeune, Cole Caufield avait également le 26, un clin d’œil à son nouvel entraîneur en chef avec le Canadien.

«C’est ça la beauté du sport, c’est une roue qui tourne, a résumé St-Louis. Moi aussi, j’avais des idoles. Cole et Gallagher avaient des idoles. Il y a des enfants aujourd’hui qui regardent Cole et Gally et ils veulent devenir comme eux. C’est une roue. Je trouve ça très flatteur d’entendre ça. Je sais qu’ils m’ont aimé comme joueur de hockey. Mais pour moi, c’est maintenant de gagner leur respect comme entraîneur.»

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À sa sortie d’un premier entraînement sous la gouverne du nouvel entraîneur en chef, Brendan Gallagher a également identifié St-Louis comme une inspiration.

«Il était mon joueur préféré dans ma jeunesse, a-t-il dit. Je m’identifiais beaucoup aux plus petits joueurs, comme moi. Je le regardais, je le trouvais très talentueux et intelligent, mais je réalisais aussi qu’il travaillait encore plus fort que les autres.»

«J’ai joué un peu contre lui dans la LNH. J’avais une très bonne vue quand il a marqué le but gagnant en prolongation du quatrième match contre nous. Je n’avais pas trop aimé cette scène. En 2014, il était encore dominant, même s’il était un peu plus vieux. Il était un gros morceau des Rangers lors de cette série.»

Un vieux souvenir

Gallagher a une bonne mémoire. En 2014, le CH a perdu en six matchs en finale de l’Est contre les Rangers. St-Louis avait bel et bien réussi le but victorieux lors de la quatrième rencontre, un gain de 3 à 2 en prolongation au Madison Square Garden.

Et pour ceux qui n’auraient réellement pas une bonne mémoire. On rappellera que Carey Price avait subi une blessure à un genou dès la deuxième période du premier match après une collision avec Chris Kreider. Dustin Tokarski avait pris le relais à partir de la deuxième rencontre.

Les instincts

Nick Suzuki a connu un très bon premier match avec St-Louis derrière le banc. L’échantillon reste immensément petit, mais Suzuki jouait avec la confiance qu’il dégageait lors des séries aux côtés de Tyler Toffoli et Artturi Lehkonen.

Dans sa description de sa vision d’un entraîneur, St-Louis a dit qu’il laisserait ses joueurs jouer à l’intérieur d’un concept à la place d’un système rigide pour laisser plus de place à la créativité et aux instincts. Pour Suzuki, c’est probablement de la musique à ses oreilles.

«Je sens que toute ma vie j’ai joué avec mes instincts, a affirmé le numéro 14. Il nous demande de bien lire les jeux. Il mise beaucoup sur cet aspect. C’est probablement l’une de mes plus grandes forces. Si je peux faire de bonnes lectures, j’aiderai l’équipe.»

À l’instar des Gallagher et Caufield, Suzuki garde de bons souvenirs de St-Louis comme joueur.

«Il était un très bon joueur dans la LNH. Il était un des cinq meilleurs de la ligue. Je l’ai regardé aux Jeux olympiques et dans la LNH, j’aimais le regarder. Je pourrai maintenant apprendre de lui.»

«Il a tracé son chemin dans la LNH pour devenir un gagnant de la Coupe Stanley et un gagnant du trophée Hart. Il était un travaillant, il lisait bien le jeu, il le faisait à un grand niveau. Nous apprendrons de lui défensivement et offensivement.»