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Olympiques

Pékin : une équipe canadienne de hockey hétéroclite

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Le désistement de la Ligue nationale a peut-être refroidi bien des amateurs en vue du tournoi de hockey masculin des Jeux olympiques de Pékin, mais l’équipe canadienne mérite d’être suivie, en vertu d’un alignement qui allie jeunesse et expérience.

À quelques semaines du début des Jeux, une tuile est tombée sur la tête de l’unifolié : son entraîneur-chef Claude Julien s’est fracturé des côtes et a dû laisser sa place à Jeremy Colliton. 

«J’étais très excité de travailler avec Claude, a indiqué samedi celui qui avait d’abord décroché un poste d’adjoint pour l’équipe canadienne. Nous avons passé beaucoup de temps ensemble pour bâtir l’équipe et établir notre vision.»

Il est difficile d’imaginer l’ambiance dans le vestiaire de la feuille d’érable, où sont réunis des espoirs prometteurs et des vétérans aguerris qui jouent aux quatre coins de la planète hockey.

Le doyen du groupe, l’ex-centre du Canadien de Montréal Eric Staal, évoluait d’ailleurs à l’entraînement, samedi, sur un trio avec Josh Ho-Sang (Ligue américaine de hockey) et Mason McTavish (Ligue ontarienne de hockey). Une combinaison à l’image de l’équipe.

«C’est un honneur d’avoir été choisi, a dit Ho-Sang, qui joue avec les Marlies de Toronto. Je me sens mal pour les 20 meilleurs joueurs canadiens au monde, qui n’auront peut-être jamais cette opportunité. Nous espérons donner un bon spectacle et être des ambassadeurs du sport comme ils l’auraient été.»

L’objectif est le même, peu importe l’alignement : monter sur la plus haute marche du podium, quatre ans après avoir récolté une médaille de bronze aux Jeux de Pyeongchang.

«Nous sommes là pour ça», a résumé Staal, qui a raflé l’or à Vancouver en 2010.

En plus de Staal, plusieurs anciens de l’organisation du Tricolore, la plupart exilés dans une ligue européenne, représenteront le Canada. Eddie Pasquale, Mark Barberio, Daniel Carr, David Desharnais, Adam Cracknell et Jordan Weal enfileront l’uniforme rouge-blanc-noir dans les prochains jours.

Les espoirs des Sabres de Buffalo Owen Power, premier choix au total du repêchage de 2021, et Devon Levi, gardien québécois de 20 ans, seront aussi à surveiller.

L’équipe canadienne croisera le fer avec ses éternels rivaux américains lors d’un match préparatoire, lundi, avant d’amorcer son tournoi à la ronde contre l’Allemagne, jeudi.