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Les proprios de la LNH frustrés par les Coyotes

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Les Coyotes de l’Arizona semblent de plus en plus destinés à jouer quelques saisons au domicile de l’équipe de hockey de l’université Arizona State en attendant la construction de leur propre nouvel aréna. Ce plan, qui semble plaire aux Coyotes et à la direction de la Ligue nationale (LNH), est toutefois mal accueilli par les dirigeants des 31 autres équipes.

Puisque la Ville de Glendale a décidé de mettre fin au contrat la liant aux Coyotes, ces derniers devront quitter le Gila River Arena avant le 30 juin. La formation du circuit Bettman a alors proposé un plan pour la construction de nouvelles installations en banlieue de Phoenix, à Tempe, mais rien n’a encore été accepté.

Selon des informations rapportées initialement par le site gophnx.com, les Coyotes ont exploré plusieurs avenues possibles en attendant cette infrastructure et parmi toutes celles suggérées, jouer dans cet aréna, qui ne compte que 5000 places, est sérieusement envisagé. À titre comparatif, les Jets de Winnipeg possèdent l’édifice qui compte sur la plus petite capacité maximale. Le Canada Life Centre peut recevoir jusqu’à 15 294 personnes.

«Comme nous l’avons souvent répété, nous sommes complètement engagés à bâtir notre futur en Arizona, ont mentionné les Coyotes dans un communiqué remis au site The Athletic, lundi. Nous sommes excités d’explorer l’idée d’un aréna temporaire dans la région avant de déménager de façon permanente dans notre nouveau domicile.»

Des pertes de revenus qui choquent

Les Coyotes faisaient déjà partie des équipes qui bénéficient le plus du partage des revenus dans le circuit Bettman. Élire domicile dans un aréna d’à peine 5000 places n’aidera pas leur cause, ce qui a semé la colère des autres formations.

La ligue tente déjà d’absorber du mieux qu’elle le peut toutes les pertes engendrées par la COVID-19 lors des deux dernières saisons.

«C’est tout simplement un cauchemar», a révélé un dirigeant d’une autre organisation de la LNH, à The Athletic. D’ailleurs tous ceux interrogés ont été forcés de préserver l’anonymat, puisqu’ils ne peuvent s’exprimer publiquement sur le sujet.

À titre d’exemple, puisque l’aréna n’appartiendrait pas aux Coyotes, mais à l’université Arizona State, la vente d’affiches publicitaires installées sur la bande entourant la patinoire ne serait pas possible. La présence de moins de partisans signifierait aussi de moins grandes ventes sur tous les autres produits vendus lors d’un match, comme la nourriture et les breuvages.

«Ils devraient être exclus du partage des revenus, a expliqué un autre dirigeant. Pourquoi seraient-ils récompensés? Mon propriétaire est frustré par la situation et d’autres propriétaires le sont aussi. Je suis certain que les joueurs aussi doivent être frustrés.»

«Je ne serais pas surpris si la ligue, à un certain moment, doive avaler sa pilule et forcer les propriétaires à déménager l’équipe ou la vendre, a dit un autre dirigeant. Ils ont bâclé la situation à Glendale. Qu’est-ce qui pourrait nous laisser croire qu’ils vont réellement accomplir quelque chose dans les trois ou quatre prochaines années?»

Ces paroles pourraient sans doute ressembler à de la musique aux oreilles des partisans des Nordiques qui souhaitent le retour d’une équipe à Québec, malgré le mutisme constant du commissaire Gary Bettman depuis plusieurs années à ce sujet.