HOCKEY-NHL-MTL-TOR/

Crédit : Photo d'archives, USA TODAY Sports

Canadiens de Montréal

Carey Price au coeur du plan?

Carey Price au coeur du plan?

Jean-Charles Lajoie

Publié 01 février
Mis à jour 01 février

Carey Price a enfin parlé. Le mutisme du joueur franchise du Canadien devenait de plus en plus gênant pour l’organisation. On n’en sait pas beaucoup plus sur la suite des choses. Mais au moins, l’éléphant est sorti de la pièce.

Ce sera difficile d’alimenter ou laisser courir des rumeurs quant à l’état de Price, mentalement ou physiquement. Quant à son désir de partir ou rester. Jusqu’à preuve du contraire, ces aspects sont assez clairs. 

Mentalement, il va bien. Physiquement aussi, exception de ce genou qui ne finit pas par guérir. Pourquoi ? Suis pas médecin. Mais ceux que j’ai consultés s’expliquent mal qu’on ne vienne pas à bout de remettre en état le genou de Carey. Ils se gardent cependant une gêne puisqu’ils n’ont pas vu le dossier médical du patient. N’empêche que ce foutu genou embête toute l’organisation.

Le tandem Gorton-Hugues poursuit son étape d’observation à grande vitesse. L’heure sera sous peu aux décisions. Price sera au cœur du plan. Reste à définir si ce sera par sa présence ou via son départ. Pour l’instant, il demeure le joueur franchise du Canadien. Celui qui gagne 10,5 millions de dollars par saison. Ça lui confère un statut qui dans les circonstances actuelles écrase ses coéquipiers.

Lorsque tu as du bon leadership dans un vestiaire, tu vas pouvoir faire sans un joueur d’impact comme Price. Ce n’est hélas pas le cas du CH. Le départ des Weber, Perry, Staal, Danault fait mal. Ceux qui restent sont bien seuls avec leurs sentiments orphelins. Personne ne se lève. Tous reluquent le buffet des excuses et finissent par rapidement y retrouver la meilleure possible : « Le gardien le plus dominant au monde est blessé, comment voulez-vous qu’on gagne ? » C’est vrai que les performances de Sam Montembeault et Cayden Primeau aident les frileux à s’écraser en laissant le navire couler. Mais à ce point ?

Jeff Petry, quant à lui, devrait être au front tous les soirs, à jouer comme si sa vie en dépendait. Au lieu de ça, il se traîne les pieds, a la tête ailleurs. Lorsqu’il parle, c’est souvent pour ramasser les schémas de Dominique Ducharme. Il broie du noir et s’ennuie de son épouse et ses trois jeunes enfants. Sur ce point, je le comprends. Mais en même temps, y’a du monde à 600 $ brut par semaine qui s’ennuient aussi de leur épouse et leurs enfants. Ce qui ne les empêcherait probablement pas de porter secours à un camarade de travail victime d’une agression entre deux rangées du dépanneur qui les emploie. La non-action de Petry aux dépens de Zach Kassian lorsque ce dernier a sans gêne ramassé Montembeault samedi soir illustre tout le mal qui mine cette organisation. À commencer par Carey Price qui, bien malgré lui, tient le CH sous l’eau. Carey a signé à long terme avec clause de non-mouvement puisqu’il considère Montréal comme sa maison. Pourquoi alors a-t-il levé sa clause l’été dernier pour être mis en disponibilité au repêchage d’expansion de Seattle ? La suite sera fascinante...