Crédit : Joël Lemay / Agence QMI

Canadiens de Montréal

De la sympathie pour Dominique Ducharme

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André Tourigny n’y a pas échappé. À l’image de plusieurs joueurs et entraîneurs de la Ligue nationale de hockey, Tourigny a reçu un test positif au coronavirus. L'entraîneur-chef des Coyotes se retrouvait en isolement chez lui, à Scottsdale, pendant que son équipe se préparait pour un match contre l’Avalanche, à Denver.

En théorie, Tourigny sortira dimanche du protocole de la COVID, à condition d’obtenir un test négatif.

« Je reviendrai à temps pour le match de la première position, quand tu regardes le classement à l’envers », a lancé l’ancien entraîneur des 67’s d’Ottawa avec le sourire dans la voix.

Lundi après-midi, en ce jour férié à la mémoire de Martin Luther King, les Coyotes joueront contre le Canadien de Montréal au Gila River Arena. Il s’agira d’un duel entre les deux pires équipes de la LNH.

Situation différente

À Glendale, en Arizona, Tourigny peut diriger les Coyotes dans une paix relative. Il n’a pas à se faire bombarder de questions par les journalistes pour expliquer les déboires de son équipe. Il est très conscient qu’il vit une réalité différente de celle de Dominique Ducharme.

« Je ne pourrais pas imaginer une telle saison, mais comme coach du Canadien, a-t-il répliqué. Ça doit être extrêmement difficile pour Dominique Ducharme et je sympathise avec lui. Je sais qu’il doit trouver ça très pénible. Mais on ne peut pas comparer les deux situations. »

« En Arizona, on avait affiché notre jeu, on voulait reconstruire. Ce n’est donc pas une surprise. À Montréal, le Canadien avait atteint la finale de la Coupe Stanley et il y avait des attentes encore cette année. Tu peux comprendre la position au classement du CH quand tu regardes la quantité de blessés. Les partisans ne s’attendaient toutefois pas à un tel revirement. À Montréal, il y a aussi des fans avec une grande passion. Ce n’est pas un scénario évident pour un coach. »

Une bonne attitude

La gestion des attentes permet à Tourigny et ses adjoints, Mario Duhamel (un complice de longue date) et Phil Housley, de garder un pas de recul. Il n’y a pas la pression de gagner immédiatement avec les Coyotes. C’est possible de voir une progression dans cette saison difficile.

« On est fiers de la direction qu’on prend et de l’attitude des joueurs, a noté Tourigny. J’aime la progression de nos jeunes et l’influence de nos vieux. Ça ne veut rien dire, mais Bill, notre DG, dit souvent que quand il regarde les gars à l’entraînement, il a le sentiment de regarder une équipe championne. Les gars ont le sourire, ils travaillent et ils veulent apprendre. »