Crédit : Photo Agence QMI, Joêl Lemay

UFC

«Ce qui m’intéresse le plus, c’est un bain de sang»

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Le combattant Charles Jourdain ne s’en cache pas: il est un compétiteur qui aime miser sur lui-même et relever les plus grands défis possibles. C’est dans cette optique qu’il a contacté l'Ultimate Fighting Championship (UFC) afin de prendre la place de Movsar Evloev, qui a dû déclarer forfait pour son combat contre Ilia Topuria, prévu au gala UFC 270, le 22 janvier à Anaheim, en raison d’un résultat positif à la COVID-19.

Le Québécois n’a pas tardé avant de démontrer son intérêt à l’organisation d’arts martiaux mixtes et cette dernière lui a confirmé jeudi soir qu’il sera l’opposant d’«El Matador», soit à peine plus d’une semaine avant la tenue du combat.

Topuria (11-0-0) fait figure de vedette montante de l'UFC, lui qui a, entre autres, mis un terme à ses deux derniers combats par knock-out au premier round. «Air» Jourdain (12-4-1) croit toutefois que ce combat sera plus long, lui qui estime «avoir un bon menton».

«Ça commence avec un "bang", a lancé Jourdain, lorsque joint au bout du fil. Une victoire contre Topuria peut ouvrir énormément de portes, mais ces portes-là ne m’intéressent pas pour l’instant. Ce qui m’intéresse le plus, c’est de rentrer, d’avoir un [bain de sang] avec un des meilleurs [espoirs] de l’UFC.»

Le natif de Montréal accorde aussi peu d’importance à l’issue de ce combat. Peu importe le résultat, victoire ou défaite, il sait que ce sera une expérience additionnelle qui lui servira grandement dans ses futurs duels.

«Ce qui est le plus important pour moi c’est de me battre, a ajouté Jourdain. Je n’ai pas besoin de prouver rien à personne.»

Une courte, mais bonne préparation

Depuis son arrivée dans l'UFC, Jourdain a toujours bénéficié d’une période de repos variant entre trois et sept mois entre deux combats. Or cette fois, quand il mettra les pieds dans l’octogone, environ un mois se sera écoulé depuis sa dernière bagarre.

Le 18 décembre, il avait vaincu de manière unanime Andre Ewell, dans ce qui s’avérait être le dernier combat à son contrat. Il en a toutefois signé un nouveau, de quatre duels, lundi. Même si les événements se sont déroulés à un train d’enfer pour Jourdain, il affirme être dans l’une des meilleures conditions physiques de sa carrière.

«Il y en a beaucoup qui pense qu’à Noël, j’ai complètement arrêté et que j’ai juste mangé de la poutine. Ce n’est absolument pas vrai. En fait, c’est assez vrai, j’en ai mangé pas mal et c’était excellent, mais je suis en pleine forme, a lancé à la blague l’athlète de 26 ans, se montrant toutefois rassurant sur sa forme physique. Je suis plus proche du poids que j’étais quand j’ai été me battre contre Andre Ewell.»

Même s’il a reçu la confirmation de l’UFC une dizaine de jours avant le combat, Jourdain assure qu’il sera en mesure de s’adapter aisément au style de son adversaire. Le Québécois estime que le pugiliste auquel il fera face possède «des bonnes mains, des bons amenés au sol [et] un bon menton» et un style que l’on retrouve souvent chez les autres combattants.

«C’est sûr que c’est difficile de s’adapter à un nouveau style, mais Ilia n’a pas un style hyper difficile auquel s’adapter, de dire Jourdain. C’est un très beau style, mais ma préparation va super bien grâce au fait qu’on n’a pas besoin de chercher des millions d’outils. J’ai besoin d’être là physiquement et mentalement.»

Les deux hommes se battront dans un gala mettant en vedette Francis Ngannou et Ciryl Gane en combat de championnat dans la catégorie des poids lourds.