Crédit : Photo Agence QMI, Dominick Gravel

CF Montréal

CF Montréal: Wilfried Nancy est fébrile

Publié | Mis à jour

L’entraîneur-chef du CF Montréal, Wilfried Nancy, s’adressait aux médias pour la première fois depuis le début du camp d’entraînement de l’équipe, jeudi.

S’il reconnaît que la pause a été bénéfique sur le plan mental, elle n’a pas été toute calme pour autant.

«Ça m’a fait du bien de couper. J’ai tellement bien coupé que j’ai eu la COVID, mais tout s’est bien passé, je n’ai pas eu de symptômes.»

Il a du même coup avoué que le cerveau ne tombe jamais complètement en veilleuse et qu’il a quand même pensé à son équipe pendant ses vacances.

Fébrile

Nancy reconnaît que le contexte est entièrement différent cette année puisqu’il est aux commandes dès le départ.

«Rien n’est pareil alors nous allons devoir nous ajuster. La route sera longue et pour le moment, tout est cohérent.»

Il reconnaît qu’il anticipe les premières sorties de son équipe à partir de la mi-février.

«Je suis fébrile de jouer la Ligue des champions parce que c’est un privilège qui n’est pas accordé à toutes les équipes.

«Nous voulons aller le plus loin possible, ce qui nous permettrait de connaître un bon début de saison.»

On a rappelé à Nancy qu’il n’avait qu’un mois pour préparer son équipe avant le match aller du quart de finale de la Ligue des champions contre Santos Laguna.

«Tout est OK, j’ai joué en Europe et on n’a pas beaucoup de vacances. Le fait d’avoir cinq à six semaines de préparation, c’est bien, il n’y a pas de souci», a-t-il assuré.

Il a d’ailleurs soutenu que ses joueurs sont revenus en bonne forme en début de semaine, le fameux test du bip le confirmant.

«Les joueurs sont arrivés avec l’envie de revenir et souriants. Ils ont fait un test physique dont je ne suis pas trop fanatique, mais l’objectif est de savoir où ils en sont. Je suis satisfait de ce que j’ai vu aujourd’hui.»

C’est Mathieu Choinière qui a été le dernier homme debout dans ce test où les joueurs doivent courir en arrivant à côté de poteaux au même moment qu’un bip sonore, la rapidité augmentant au fil des minutes.

Équipe jeune

Encore une fois, et comme c’est la philosophie mise en place dans les dernières années, Nancy se retrouve avec une équipe jeune, encore plus jeune que l’an passé.

Mais il n’espère pas l’arrivée d’un vétéran pour compenser la perte de joueurs d’expérience, comme Rudy Camacho par exemple.

«Je ne suis pas en train de rechercher», a-t-il insisté.

«Je ne cache pas que l’année dernière, si on avait eu un noyau plus expérimenté, on aurait fait les séries parce qu’on a perdu plusieurs points ici et là. Le fait d’avoir connu ça avec des jeunes joueurs, ça nous a permis de gagner la coupe du Canada.»

Attaque

Il a également été question de l’attaque qui doit faire preuve de plus de précision dans son jeu.

«Romell [Quioto] et Mason [Toye] vont pouvoir nous aider à marquer des buts. Mais il y a d’autres joueurs.»

Nancy a indiqué qu’en plus des buts de Quioto (8) et Toye (7), le reste de l’attaque devrait être en mesure de contribuer en apportant des corrections.

«L’année dernière, on a été très intéressants pour attaquer la surface de réparation, mais on a loupé des buts faciles. Ce n’est pas une question d’agressivité, c’est une question de faire le bon geste au bon moment.»

Convoité

Sur le plan défensif, Nancy a avoué qu’il convoitait Alistair Johnston depuis un moment.

«Il m’intéresse parce que je peux l’utiliser à deux positions. Je peux l’utiliser dans une défense à trois ou une défense à quatre.»

«Il va nous apporter son expérience et il était dans une équipe qui aime défendre et ça va rejaillir sur l’équipe, il a un leadership naturel par rapport à ça.»

La vie sans Rudy Camacho

Il y a eu un dégraissage au sein de l’effectif du CF Montréal et c’est en défense centrale qu’il est le plus flagrant, avec les départs de Kiki Struna, mais surtout de Rudy Camacho.

L’arrière français a connu une excellente saison l’an passé, la dernière d’un contrat de quatre qui n’a pas eu de suite pour des raisons financières.

Wilfried Nancy a insisté pour dire que cette perte n’était pas catastrophique et qu’il y avait de quoi remplacer Camacho.

«On a Robert [Thorkelsson], Joel [Waterman] et Gaby [Corbo]. C’est à moi de trouver les bonnes associations. Il ne faut pas oublier que Rudy a eu une bonne année, l’année dernière, mais ça faisait quatre ans qu’il était au club.

«On va faire comme j’ai l’habitude de faire. L’an passé, ce n’était pas prévu que l’on joue aussi souvent à cinq et on a des animations dans ce sens-là. On va essayer et le temps va nous dire si on va continuer de jouer comme ça.»

Pareil, pas pareil

C’est surtout le leadership du central français qui pourrait manquer à l’équipe, mais l’équipe compte sur un jeune vétéran, en Kamal Miller, qui pourrait assurer la suite.

«Il peut être le général, mais pas de la même façon, soutient Nancy au sujet du Canadien de 24 ans. Il amène son leadership sur les interventions défensives et sa capacité à aimer défendre.

«Quand je le vois l’année dernière quand il est arrivé et comment il est maintenant quand il commence les entraînements, on voit qu’il apprécie sa situation.»

L’entraîneur-chef a rappelé que l’émergence de Miller avec l’équipe et au sein de la sélection canadienne a surpris un peu tout le monde et témoigne de sa volonté de réussir.

«Ce n’était pas prévu qu’il soit dominant comme ça, mais ça veut dire qu’il a progressé et qu’il adhère au projet. Je ne cherche pas un autre Rudy Camacho, je cherche un joueur qui va nous aider derrière.»