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Crédit : Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

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GYM ne peut pas crier victoire

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Les promoteurs québécois de boxe ont vécu un début de semaine aux antipodes. Pendant qu’Eye of the Tiger Management (EOTTM) a été obligé de remettre son événement du 22 janvier, Groupe Yvon Michel (GYM) est en attente d’une décision gouvernementale pour son gala du 29 janvier.

Mardi, par le biais de son compte Twitter, le promoteur Yvon Michel a annoncé que sa carte de boxe serait présentée comme prévu au Casino de Montréal. Toutefois, il y a un bémol.

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«On doit obtenir l’accord du ministère de la Santé et des Services sociaux [MSSS] pour sceller notre gala, a mentionné Yvon Michel lors d’un entretien avec "Le Journal de Montréal". On a obtenu l’approbation des dirigeants du Casino pour ouvrir la salle du cabaret, même si le casino est encore fermé à ce moment-là.»

«Puis, on a obtenu la sanction de la Régie et l’appui de tous nos partenaires afin que notre gala soit rentable.»

Une priorité ?

Bien sûr, il y a la Santé publique et le protocole sanitaire à respecter.

«La seule chose qui est différente du protocole précédent, c’est la présence de spectateurs, a ajouté Michel. Notre événement devrait être présenté à huis clos.»

«Nous sommes prêts à respecter toutes les demandes de la Santé publique. Nous avons fait nos preuves depuis le début de la pandémie. Nous avons fait passer 250 tests PCR depuis le retour de nos galas. Un seul est revenu positif et le combat a été annulé.»

La balle est maintenant dans la cour du MSSS. Un gala de boxe à huis clos est-il une priorité pour les fonctionnaires pendant que la vague Omicron met à mal le système de santé ? Poser la question, c’est y répondre.

En même temps, si le Canadien peut présenter des matchs à huis clos au Centre Bell, pourquoi un promoteur de boxe professionnelle se verrait-il refuser la tenue d’un gala dans les mêmes conditions ?

Yvon Michel n’a pas fixé une date butoir pour la remise possible de son gala.

«C’est Bernard Barré qui va s’occuper du dossier, a-t-il précisé. On aimerait avoir une réponse avant la fin de la semaine ou au début de la prochaine.»

«Si on encaisse un refus de la part du ministère, on va se plier à la décision, mais ça devra être pareil pour tout le monde.»

Effet domino

Pendant ce temps, le promoteur Camille Estephan n’a eu d’autre choix que de remettre son gala du 22 janvier au 19 février. Puis, ses combats du 19 février ont été reportés au 3 mars.

Finalement, seul le gala du 26 mars n’est pas touché dans le processus. On se souvient qu’EOTTM avait annoncé la présentation de trois galas lors des trois premiers mois de 2022.

«Mardi était une journée cruciale pour notre gala du 22 janvier, a souligné Estephan. Étant donné que nous n’avions pas de réponse de la part de la Santé publique, nous n’avons pas eu d’autres choix que de remettre notre événement. C’est dommage.»

«Puis, j’ai tenté d’organiser deux galas en autant de jours [18 et 19 février], mais notre demande a été refusée, a mentionné Estephan. La Régie m’a mentionné que le délai entre deux galas devait être de cinq jours.»