LNH

John Chayka brise le silence

Publié | Mis à jour

Depuis son départ des Coyotes de l’Arizona à la fin juillet 2020, l’ancien directeur général John Chayka a été peu loquace dans les médias, mais dans une entrevue dont le contenu a été révélé mardi, il a admis avoir appris de son expérience dans la Ligue nationale de hockey (LNH).

Aujourd’hui propriétaire avec son épouse Kathryn du Compass Restaurants Group - qui possède entre autres plusieurs établissements franchisés de Wendy’s -, Chayka était devenu à 26 ans en mai 2016 le plus jeune DG de l’histoire du sport professionnel nord-américain. La fin de son règne à Glendale a été pour le moins mouvementée. Il a remis sa démission après que les Devils du New Jersey l’eurent approché pour une opportunité d’emploi, et ce, même s’il détenait une entente avec les «Yotes», tel que le rapportait le réseau ESPN à l’époque. 

Or, le propriétaire Alex Meruelo a sollicité l’aide du commissaire Gary Bettman et celui-ci a suspendu Chayka pour environ un an en 2021. Et c’est sans compter la violation aux règles relatives au repêchage amateur commise par l’ex-DG qui a valu à l’Arizona de perdre deux choix à l’encan 2020. Bref, son passage n’a pas été de tout repos, mais le principal concerné regarde en avant.

«J’ai refusé de nombreuses demandes d’entrevue pour discuter de mon départ des Coyotes, car ce fut à vrai dire dur. Par contre, il est également vrai qu’à l’image de tout autre bon leader, je devais prendre une décision difficile et ç’a été la bonne pour moi et ma famille, a déclaré Chayka au site Sportico. Même si les décideurs sont à la fin jugés selon leurs victoires, ils doivent aussi déterminer le bon moment pour s’en aller et c’est ce que j’ai fait.»

Tirer des leçons 

Aussi, l’homme d’affaires a l’intention de tirer profit des dures leçons apprises dans le sport professionnel afin de se démarquer au sein du milieu de l’entrepreneuriat.

«Pas mal tout ce que j’ai appris en dirigeant les Coyotes se transpose dans tous les aspects de chaque entreprise. Dans le monde du sport, la responsabilité se mesure à chaque match. Pour ce qui est de la restauration, cette mentalité de la victoire à tout prix est également réelle. Elle permet à une organisation de se fixer des objectifs raisonnables et d’être redevable.»

Quant à son bilan en Arizona, Chayka semble s’en enorgueillir malgré les ennuis aux guichets bien documentés du club.

«Durant mon séjour, et avec l’aide d’un autre jeune leader, le président Ahron Cohen, les Coyotes ont établi des marques d’équipe en termes de vente de billets, de cotes d’écoute, de partenariats corporatifs et de contributions philanthropiques. Il n’y a pas eu de magie pour ces faits d’armes. Nous avons atteint nos objectifs en retroussant nos manches et en dirigeant, dans chaque sens du terme», a-t-il notamment souligné, rappelant aussi la fin d’une disette de sept saisons sans participation aux éliminatoires en 2019-2020.

Au chapitre des assistances locales, la concession de l’Ouest américain n’a pu faire mieux qu’une moyenne de 14 605 spectateurs par match, soit au cours de la campagne 2019-2020 écourtée par la pandémie, lors des années de Chayka comme DG.