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Olympiques

Jeux de Pékin: un stress qui tire à sa fin

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À moins d’un mois des Jeux de Pékin, les athlètes qui représenteront le Canada mettent la touche finale à leur longue préparation en vue du prestigieux événement.

Les futurs «olympiens» ont cependant connu un stress supplémentaire dans les derniers mois et dernières années avec la pandémie de COVID-19 qui ne veut pas finir.

«C’est quelque chose qui a stressé tout le monde. Les mois avant les Olympiques sont toujours stressants pour les athlètes et l’équipe autour d’eux. Quand il y a une pandémie et un nouveau variant, c’est assurément un stress supplémentaire», a exprimé la cheffe de mission canadienne Catriona Le May Doan, lundi.

«Nous sommes toutefois chanceux au Canada, car nous avons des équipes médicales qui s’occupent de nos athlètes sur une base quotidienne. La santé de nos athlètes est notre priorité.»

L’ancienne patineuse de vitesse a tenu à souligner la résilience des représentants de l’unifolié face à cet aspect particulier à l’époque dans laquelle nous vivons.

«Au cours des deux dernières années, nos athlètes se sont adaptés. Quand nous serons finalement à Pékin, il s’agira d’une célébration. Nous pourrons enfin uniquement nous concentrer sur la performance», a clamé celle qui a remporté deux médailles d’or et une de bronze à ses deux participations aux Jeux olympiques, soit à Nagano (1998) et Salt Lake City (2002).

En soutien

L’un des principaux rôles d’une cheffe de mission est d’être un soutien aux athlètes. Une tâche qui a aussi été plus complexe en raison du virus.

«Les choses sont bien différentes, a dit celle qui a servi de mentore principale aux athlètes d’Équipe Canada aux Jeux de Pyeongchang. Je suis déçue de ne pas pouvoir être de toutes les compétitions et des annonces de la composition de nos équipes. Comme nos athlètes, nous devons nous adapter à la réalité de la pandémie.»

Le May Doan a tout de même été en mesure de se rendre à des compétitions de curling, de ski alpin et de patinage de vitesse dans les derniers mois. Elle a cependant dû se contenter de contacts en virtuel avec ceux qu’elle épaulera en Chine.

«J’ai vraiment hâte d’être sur place pour les supporter, les encourager et célébrer avec eux, a dit la femme de 51 ans avec espoir. En attendant, je suis toujours disponible pour ceux qui aimeraient discuter avec moi.»

Une nouvelle campagne de pub

Lundi, le Comité olympique canadien a lancé une campagne publicitaire intitulée «La gloire vient de partout». Celle-ci met en scène huit athlètes, dont les Québécois Mikaël Kingsbury (ski acrobatique) et Maxence Parrot (snowboard).

«Le message est que l’on peut voir nos athlètes comme des personnes normales, qui ont su surmonter des obstacles. C’est également une façon de dire que peu importe d’où vous venez, la gloire est une possibilité.»

«J’espère que les Canadiens seront en mesure de s’identifier à cette campagne et que cela les inspirera pour les Jeux, mais aussi dans leur vie», a conclu Le May Doan.