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Ski et planche

Valérie Grenier : quand résilience rime avec performance

Sportcom

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S’il y avait des doutes à savoir si Valérie Grenier surmonterait ses blessures aux genoux pour participer aux Jeux olympiques de Pékin, ils sont maintenant dissipés. Samedi, la skieuse a brillé au slalom géant de la Coupe du monde de ski alpin de Kranjska Gora, en Slovénie, où elle a égalé le meilleur résultat de sa carrière, une quatrième place.

Du même coup, elle réalise un deuxième top-7 dans cette discipline cette saison, ce qui lui permet de répondre aux critères de qualifications de l’équipe olympique canadienne des Jeux de Pékin. Elle avait conclu en septième place à la Coupe du monde de Sölden en octobre.

«Terminer quatrième en slalom géant, c’est mon meilleur résultat et c’est tellement proche du podium. C’est vraiment fou pour moi! Je n’ai pas pu m’entraîner pendant un bon bout et ça n’a pas été facile, alors je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, mais le “timing” fait en sorte que c’est encore plus spécial et ça me rend encore plus fière», a commenté Grenier, en entrevue avec Sportcom.

L’athlète du club de Mont-Tremblant a fini à seulement sept centièmes de seconde du podium. Huitième après la manche initiale, elle a signé le troisième meilleur temps de la deuxième manche, ce qui l’a fait remonter au classement.

La Suédoise Sara Hector (2 min 15,79 s) a été la plus rapide aux deux manches et est montée sur la plus haute marche du podium. La Française Tessa Worley (+0,96 seconde) et l’Italienne Marta Bassino (+1,32 seconde) ont aussi fini dans le Top-3.

Mikaela Tommy, de Wakefield, s’est classée 51e et ne s’est pas qualifiée pour la manche finale.

Le mois dernier, Grenier s’était blessée aux genoux dans une séance d’entraînement et le plateau tibial de ses deux articulations avait été touché. La skieuse a suivi son plan de réadaptation à la lettre et surtout, elle n’a pas ruminé ses idées négatives.

«J’ai juste accepté que c’était ça qui s’était passé et j’ai fait les bonnes choses en mettant de la glace et la petite machine qui aide à guérir les os. Je restais juste vraiment positive et qu’importe ce qui arrivait, j’étais capable de revenir à 100 %. J’ai toujours gardé confiance en moi.»

«Même si les conditions de la course sont extrêmement difficiles, j’ai toujours une petite voix en dedans de moi qui dit que je suis quand même capable d’y aller à fond et de bien faire. Oui, je suis surprise, mais j’avais un “feeling” que j’étais capable de bien faire et c’est cool de voir que ç’a fonctionné!»

L’action reprendra dimanche, au même endroit, avec la présentation d’un slalom féminin. Laurence St-Germain sera la 12e à s’élancer dans le parcours de la première manche.