Mikael Grenier

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Course Automobile

Un sprint de courses... et d’endurance

Publié | Mis à jour

Abou Dhabi, Dubaï et... Daytona: Mikaël Grenier va non seulement accumuler les heures sur les pistes de course, mais aussi les «Air miles» en janvier!

La pandémie ne semble pas affecter le pilote de Québec. Au contraire, malgré la situation précaire qui prévaut dans le monde, il peut s’adonner à son métier en ce début d’année très occupé.

Au bout du fil, Grenier, rare pilote québécois à pouvoir s’exprimer sur la scène internationale, se préparait à une longue traversée de 12 heures qui l’a mené mardi de Toronto à Dubaï.

«C’est un long voyage, a-t-il raconté en entrevue au "Journal de Montréal", mais, heureusement, c’est un vol direct. C’est moins compliqué ainsi. On évite de passer des tests de dépistage de la COVID-19 continuellement.»

Après avoir atterri à Dubaï, première escale de son périple au Moyen-Orient, une voiture de location l’attendait à l’aéroport pour une randonnée d’environ 90 minutes vers Abou Dhabi, où il disputera, samedi, deux épreuves de six heures au circuit Yas Marina, qui a accueilli le cirque de la Formule 1 il y a quelques semaines à peine.

«Une belle complicité»

C’est à bord d’une Mercedes GT3, de l’écurie Sun Energy 1 Racing, qu’il participera aux deux étapes des 12 Heures du Golfe. Il partagera le volant de son bolide avec l’Australien Kenny Habul et l’Allemand Maro Engel.

«Il y a une belle complicité entre mes coéquipiers, souligne Grenier. Je pense qu’on peut espérer une place sur le podium si, évidemment, la mécanique tient le coup.»

Ces deux courses vont regrouper un peu moins d’une vingtaine de voitures, mais le niveau de compétition sera très relevé.

Puis, dès la semaine suivante, il retournera à Dubaï, pour prendre part, cette fois, à une épreuve de 24 heures au sein de la même équipe.

Pour l’occasion, un quatrième pilote se greffera à sa formation, le Français Jules Gounon, un autre spécialiste des courses de longue haleine.

Le départ est prévu le vendredi 14 janvier, en début d’après-midi, heure locale.

«Je ne connais pas les pistes à Abou Dhabi et à Dubaï, de relater Grenier. Mais je me suis entraîné intensivement à l’aide d’un simulateur perfectionné. C’est une bonne façon de se préparer.»

Pour la troisième fois

Une fois son parcours terminé à l’autre bout de la planète, Grenier retournera en Amérique du Nord pour se diriger vers la Floride, alors qu’il en sera à une troisième présence à la prestigieuse Classique des 24 Heures de Daytona. Le départ aura lieu le 29 janvier.

«J’ai hâte de renouer avec ce circuit que j’apprécie énormément, indique le pilote de 29 ans. J’y avais terminé deuxième l’an dernier et j’espère que ma troisième participation sera la bonne.»

Les gagnants dans chaque catégorie de voitures obtiennent en récompense une montre Rolex, gracieuseté du commanditaire principal de l’épreuve.

Cette 60e édition est déjà complète puisque 60 écuries, le maximum toléré, y sont inscrites, alors qu’elles n’étaient que 49 à s’y être engagées à pareille date l’an dernier.

Grenier n’a pas voulu révéler le nom de l’écurie qui l’a recruté pour cette course, mais ce ne sera pas la Sun Energy 1 Racing.

Vulnérable en vitesse de pointe

«Je peux toutefois vous dire que je vais encore piloter une Mercedes dans la classe des GTD, cette catégorie qui regroupe le plus de voitures, dit-il. Encore là, je suis très confiant, quoique le seul défaut majeur de Mercedes, c’est sa vitesse de pointe.»

S’il y a un tracé qui exige un moteur performant en lignes droites, c’est le circuit routier de Daytona, dont des sections sont négociées le pied au plancher, comme en série NASCAR.

Notons que les 24 Heures de Daytona vont attirer 25 bolides dans les trois catégories de prototypes (DPi, LMP2 et LMP3), qui sont des voitures plus rapides que la Mercedes pilotée par Grenier.

«Il faut être vigilants, conclut-il. On doit non seulement surveiller ce qui se passe devant soi, mais consulter nos rétroviseurs à tout moment.»