HKN-HKO-SPO-2021-NHL-EXPANSION-DRAFT

Crédit : AFP

LNH

Ron Francis revient sur son controversé repêchage d'expansion

Publié | Mis à jour

Les débuts du Kraken de Seattle sont difficiles, mais le directeur général Ron Francis maintient le cap et continuera de se fier au plan établi avant le repêchage d’expansion, rabrouant au passage ceux qui comparent son équipe aux Golden Knights de Vegas.

Le club de l’État de Washington est actuellement au dernier rang de la section Pacifique de la Ligue nationale avec une fiche de 10-19-4. Un rendement bien en deçà des Knights (51-24-7) lors de leur saison inaugurale, qu’ils avaient d’ailleurs conclue avec une défaite en finale de la coupe Stanley.

• À lire aussi: Patrick Roy change d'idée et bouge

• À lire aussi: «Ça fait encore mal» - Kaiden Guhle

Il était toutefois naïf, aux yeux de Francis, de croire que les DG du circuit allaient répéter leurs erreurs de 2017. À l'époque, ils avaient involontairement gavé Las Vegas en effectuant des transactions pour protéger certains joueurs en particulier.

«Comme ces transactions n’étaient pas sur la table, nous avons adopté une approche différente et essayé de maintenir notre espace sous le plafond, que nous avons toujours au fur et à mesure que nous examinons qui pourrait être disponible sur le marché des joueurs autonomes», a ainsi expliqué Francis lors d’une entrevue avec le réseau ESPN, mardi.

Encore confiance

Malgré tout, Francis s’attendait à mieux.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces insuccès. La pandémie de COVID-19 a certainement eu plus d’impact sur le Kraken puisque la jeune organisation ne peut compter sur la profondeur des autres clubs dans les filiales.

Mais les déboires du Kraken proviennent curieusement de l’un des aspects qui semblaient pourtant être une force avant le début de la saison, soit dans les buts. Philipp Grubauer et Chris Driedger n’offrent pas du tout le genre de performances escomptées, avec des taux d’efficacité respectifs de ,882 et ,892.

Grubauer amorce tout juste un contrat de six ans et 35,4 millions $. Francis garde malgré tout la foi.

«Si vous regardez sa carrière, je pense qu’il a également eu du mal à [faire la transition] entre Washington et le Colorado, a-t-il évalué. Écoute, c'est un gars qui était finaliste pour le Vézina l'année dernière. Je pense que si vous lui parliez, il dirait qu'il y a des choses dans lesquelles il doit être meilleur et qu'il doit faire des arrêts. Mais je pense toujours que c'est un gardien de but qui peut être bon pour nous pour l'avenir, si nous construisons autour de lui.»

Ne pas dévier

Pas question, ainsi, de changer les plans initiaux. Encore moins de paniquer.

«Le plan depuis le début était de construire à partir de rien et pour le long terme, a lancé Francis. Avoir une formation solide. C’est avec cette approche que nous avons sélectionné les joueurs. C’est pour cette raison que nous avons gardé de l’espace sous le plafond. Donc ça n'a pas changé.»

«Pour nous, la pire chose à faire serait de paniquer et de changer notre trajectoire en donnant nos atouts pour un joueur qui pourrait, ou pas, changer les choses cette année. La partie la plus difficile est de s’en tenir au plan, de repêcher et bien développer, puis d'essayer d'améliorer votre équipe de la manière dont vous pouvez.»