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Lewis Irving ratera la Coupe du monde disputée au Relais

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Victime d’une malchance lors d’une descente d’entraînement avant le coup d’envoi de la saison, Lewis Irving ne sera pas en mesure de reprendre l’action, mercredi, lors de la Coupe du monde de sauts présentée au Relais.

Meilleur Canadien sur le circuit de la Coupe du monde l’an dernier avec trois podiums et une sixième place au classement cumulatif, Irving attendait avec impatience le moment de se produire devant ses proches à la maison pour la première fois de sa carrière, mais il devra se reprendre.

«Ça fait un pincement au cœur de ne pas sauter au Relais, a exprimé Irving, mais je suis déjà qualifié pour les Jeux et ça ne servait à rien de précipiter mon retour et de tenter d’accélérer ma guérison. Je peux seulement espérer que Le Relais présentera encore une étape de la Coupe du monde l’an prochain.»

Irving s’est blessé au genou gauche la veille de la première Coupe du monde de la saison à Ruka en Finlande qui a eu lieu le 2 décembre lors d’un test de vitesse. L’Olympien de 2018 à Pyeongchang a eu une bonne frousse lorsqu’il a frappé la clôture encerclant l’échafaudage où se trouvait la tour servant à filmer les sauts.

Plus de peur que de mal

«J’ai entendu le "pop" et j’ai tout de suite pensé que ma saison était terminée, a-t-il raconté. Je descendais à 65 km/h et j’ai freiné brusquement. Mon ligament n’a pas aimé. Je croyais m’être déchiré le ligament croisé antérieur, mais le physiothérapeute (Bastien Caron) qui est rapidement arrivé sur les lieux m’a dit de me calmer. Il pensait que la blessure pouvait être moins sérieuse que ce que j’appréhendais et l’échographie du docteur Fontaine a confirmé qu’il avait raison. La grande mobilité dans mon genou m’a aidé.»

Irving s’est plutôt étiré le ligament collatéral. Il a entrepris un programme de réhabilitation et il prévoit recommencer à sauter la semaine prochaine après avoir repris le ski dans les derniers jours. «Je pratique un sport extrême et c’est le genre de choses qui peut survenir, mais je suis chanceux de m’être blessé tôt dans la saison, a-t-il expliqué. Ça me permet de suivre un plan intelligent pour revenir à mon sommet en février pour les Jeux.»

«Les deux semaines d’entraînement sur neige que j’ai faites en Finlande avant de me blesser et les trois semaines de camp que nous ferons au Relais avant de partir en Chine seront suffisantes pour retrouver ma pleine forme, poursuit Irving. Mon préparateur physique [Jonathan Pelletier-Ouellet] est l’un des meilleurs pour permettre à un athlète de revenir après une blessure, et j’ai beaucoup, beaucoup confiance en lui.»

«Motivation additionnelle»

Irving est toutefois impatient de reprendre le collier.

«Je suis comme un petit chien en laisse, a-t-il illustré. Je commence à tirer pas mal sur la laisse. De voir tout le monde sauter m’allume encore plus. Il s’agit d’une motivation additionnelle.»

Irving aurait pu prendre le départ de la dernière Coupe du monde de la saison à Deer Valley le 12 janvier, mais l’équipe canadienne a préféré jouer de prudence en raison de la COVID-19.

Marion Thénault dans un bon état d’esprit

Marion Thénault croit en ses chances de grimper sur le podium de la Coupe du monde de sauts qui prend l’affiche mercredi au Relais.

Recrue par excellence sur le circuit de la Coupe du monde l’an dernier en vertu notamment de sa première victoire en carrière, Thénault estime qu’elle se retrouve en bonne position.

«Le podium est à cent pour cent dans ma mire et c’est réaliste de croire en mes chances de retourner sur le podium, a affirmé la sauteuse native de Sherbrooke qui a terminé en cinquième position et en quatrième position lors des deux dernières étapes de la Coupe du monde, en Finlande, après un début de campagne plus difficile. Le calibre sur le circuit est plus élevé et j’ai obtenu mes meilleurs scores en carrière à mes deux dernières compétitions.»

Manque de confiance

Forte de ses succès de l’an dernier, Thénault avait de grandes attentes cette année, mais elle a connu des ennuis lors des deux premières étapes de la Coupe du monde disputées les 2 et 3 décembre à Ruka.

«Je n’ai pas bien sauté le premier week-end, a-t-elle souligné au sujet de ses 11e et 23e positions. Mon entraînement n’était pas à la hauteur de mes attentes. La confiance n’était pas au rendez-vous. J’ai tiré des leçons. J’ai changé mon état d’esprit et cela a vraiment paru.»

Comme tout le monde, Thénault est déçue de ne pas pouvoir se produire devant ses proches, mais elle se console à l’idée que la Coupe du monde n’a pas été annulée. «Il y a beaucoup de mes proches qui ne m’ont jamais vue sauter et c’est décevant qu’ils ne puissent pas être là pour me voir, mais je suis contente qu’on puisse au moins tenir la compétition, a-t-elle souligné. Contrairement aux hommes, où certains des meilleurs sauteurs ne sont pas présents, le plateau chez les femmes est assez complet.»

De gros noms absents

Champion en titre de la Coupe du monde et encore très dominant cette année comme le démontre ses quatre victoires en autant d’épreuves, Maxim Burov brillera par son absence, tout comme ses compatriotes qui comptent parmi les meilleurs du plateau. On retrouve trois Russes parmi le top 10 au classement cumulatif.

Le vaccin russe Spoutnik V n’est pas reconnu par les autorités canadiennes, ce qui explique leur absence. Les Biélorusses ont aussi fait l’impasse sur l’événement en sol canadien. Quand le vaccin chinois qu’ils utilisent a finalement été autorisé par le Canada, il était trop tard pour obtenir leur visa d’entrée à temps.