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LNH et COVID-19 : ça dégénère

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C’est l’année de la marmotte dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Après un début de saison affichant un semblant de normalité, la COVID-19 revient au galop et est actuellement en train de réduire en bouillie le calendrier prévu.

Dimanche après-midi, ce sont 91 rencontres qui avaient été reportées, dont 86 depuis le 13 décembre. De ce nombre, 39 devaient avoir lieu en territoire canadien. Les règles plus strictes au Canada, que ce soit en matière de quarantaine préventive ou d’isolement pour les cas confirmés, font donc mal au circuit Bettman.

Seulement deux parties annulées ont déjà été reprogrammées, de sorte que la LNH se retrouve avec un casse-tête difficile à assembler. C’est d’ailleurs pour cette raison que le commissaire Gary Bettman avait annoncé que les joueurs de la ligue n’allaient pas participer aux Jeux olympiques à Pékin, peu avant Noël.

«Malheureusement, en raison de l’importante perturbation récemment provoquée par la COVID dans le calendrier de la saison, la participation aux Jeux olympiques n’est plus réalisable», pouvait-on lire dans un communiqué, le 22 décembre. Cette décision a ainsi permis de libérer les dates du 6 au 22 février, période prévue pour le tournoi olympique, afin de reprendre le retard et respecter les échéanciers pour les séries éliminatoires.

Un spectacle diminué

Certaines équipes sont plus durement touchées que d’autres et le Canadien de Montréal n’a certainement pas été épargné.

Samedi, face au Panthers de la Floride à Sunrise, 16 athlètes étaient indisponibles, avec les noms d’Alexander Romanov et Jake Evans qui se sont ajoutés à la liste quelques heures avant la mise au jeu initiale.

Résultat: l’entraîneur-chef Dominique Ducharme a dû se débrouiller avec seulement 11 attaquants et cinq défenseurs pour la rencontre. Seulement quatre attaquants et deux arrières qui avaient pris part au premier match de la saison étaient en uniforme pour cette rencontre. Ainsi, la qualité du spectacle est certainement affectée.

D’ailleurs, plusieurs membres de l’organisation ont laissé entendre, sans le dire explicitement, qu’ils auraient préféré que le match soit reporté. Le CH s’est toutefois plié à la décision de la ligue, non sans avoir fait valoir ses arguments.

«Il y a eu des discussions avec la Ligue nationale de hockey (LNH), c’est la ligue qui a le dernier mot», avait indiqué Ducharme tout juste avant la partie.

«C’est la LNH qui décide, on ne choisit pas. La LNH a dit qu’on jouait», a ensuite dit Jonathan Drouin face à l’insistance des journalistes, après avoir refusé de commenter dans un premier temps.

Dimanche, environ 125 membres des différentes équipes de la LNH – avec une écrasante majorité de joueurs – suivaient le protocole de COVID-19. Outre le Canadien, 30 des 31 autres formations du circuit devaient gérer des éclosions. Neuf d’entre elles comptaient au moins cinq noms sur la liste de COVID-19.

«C’est démoralisant», avait justement lancé Cédric Paquette le 30 décembre.