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Arrêt du sport: plusieurs jeunes démolis

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C’est avec colère et tristesse que plusieurs jeunes athlètes du Québec ont accueilli les mesures gouvernementales annoncées il y a quelques jours, qui comprennent une nouvelle suspension des sports intérieurs, dont le hockey mineur.

Hockey Québec avait déjà pris la décision il y a deux semaines de mettre sur pause jusqu’au 10 janvier les matchs de toutes les associations que l’organisme sanctionne.

Mais avec les nouvelles restrictions en lien avec la COVID-19 présentées le 30 décembre (voir ci-bas), qui seront en vigueur jusqu’à nouvel ordre, la pause risque d’être plus longue. Dimanche, le bilan officiel faisait état de 15 845 nouvelles infections au Québec.

«Mon fils a reçu des diagnostics du syndrome de Gilles de la Tourette et de TDAH, raconte Stéphanie Doré, maman de Zakk, 12 ans. Il n’a pas beaucoup d’amis en raison de ses tics, de sa rigidité et de son impulsivité.»

«Son équipe de hockey lui fait vivre l’appartenance à un groupe, poursuit la femme de Québec. Il est devenu assistant au capitaine. Il vit une grande perte d’estime quand il n’a plus de hockey.»

En pleurs lors de l’annonce

Jayke, un hockeyeur de 10 ans, était en pleurs quand il a appris qu’une partie de sa saison tombait encore à l’eau, explique sa mère, Eve-Marie Tanguay.

Début 2021, un autre confinement avait amputé une grande partie de la saison des jeunes athlètes amateurs.

«J’avais de la difficulté à lui expliquer que malgré les mesures imposées, les vaccins, nous devions encore nous enfermer. Je lui avais dit en début de saison que c’était presque impossible de revivre ça», regrette la maman de Sainte-Justine des Etchemins.

La fille de Valérie Longval a fait une dépression l’an dernier. La reprise du cheerleading durant l’automne a permis à Sara, 14 ans, de retrouver le sourire, dit-elle.

«Depuis mars 2020, on lui a volé son sport, sa vie, ses amies, pointe la femme de Trois-Rivières. Elle est actuellement fâchée et triste. Je crains les semaines à venir.»

Devant le désarroi de leurs jeunes, des parents se sont retroussé les manches afin de leur permettre de continuer à pratiquer leur sport favori chez eux.

Salle d’entraînement au sous-sol

Élise Sévère a aménagé une partie du sous-sol de l’immeuble dans lequel elle réside à Montréal afin que Yann, son fils de 10 ans, puisse continuer à pratiquer le karaté.

Après l’annonce des nouvelles restrictions, le Groupe Karaté Sportif de Montréal-Nord a vite réagi, souligne-t-elle. Il a organisé des cours en ligne, afin que les jeunes puissent continuer à pratiquer.

«L’aménagement n’a rien de bien glamour, mais on a vérifié que le Wi-Fi passait, on a installé une chaise, un ordi, on a posé un tapis de sol pour les exercices... et il peut courir l’échauffement !»

Les nouvelles règles (en date du 31 décembre)

 Suspension des sports intérieurs (comme le hockey associatif), sauf s’ils sont pratiqués par une personne seule ou à un contre un (par exemple, au tennis ou au badminton).

 Pratique de sport intérieur en double (tennis ou badminton, notamment) permise entre les membres d’une bulle familiale.

 Installations intérieures des centres de ski ou des relais de motoneige ouvertes pour permettre aux personnes de se réchauffer. Interdit d’y consommer des boissons ou de la nourriture.

 Suspension des activités sportives parascolaires ou des programmes comme sports-études jusqu’au 17 janvier (possible en virtuel).

 À l’intérieur : les compétitions et les ligues sont interdites.

 À l’extérieur : les compétitions permises dans le respect des protocoles sanitaires développés par les fédérations sportives reconnues, avec un maximum de 250 personnes (participants et spectateurs).

 Les gyms et centres récréatifs intérieurs demeurent fermés.