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Golf

Tiger Woods ouvre la porte à un retour

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Tiger Woods se voit revenir éventuellement sur le circuit de la PGA, mais plus jamais à temps plein.

C’est l’un des éléments qui est ressorti d’une longue entrevue qu’il a réalisée avec la revue Golf Digest, lundi.

Le 23 février dernier, l’homme de 45 ans a été impliqué dans un grave accident de la route en Californie, alors que son VUS a fait une violente sortie de route. Woods a subi de multiples fractures ouvertes à la jambe, des blessures à la cheville et au pied qui ont nécessité une opération d’urgence. Il avait obtenu son congé de l’hôpital le 16 mars suivant.

«Je pense qu’il est réaliste de dire que je vais pouvoir rejouer sur le circuit [de la PGA] un jour – plus jamais à temps plein – mais je pourrais choisir un événement de temps en temps, comme le faisait M. [Ben] Hogan», a affirmé Woods.

«Je pense qu’il s’agit de la façon dont je vais devoir jouer à partir de maintenant. C’est une triste réalité, mais c’est ma réalité. Je le comprends et je l’accepte.»

Un homme serein

De sa résidence du sud de la Floride, l’ancien numéro 1 mondial semblait être en paix avec le fait qu’il ne pourrait plus jamais être le golfeur qu’il a déjà été.

«Je n’ai plus à compétitionner et à jouer contre les meilleurs de la planète pour avoir une superbe vie, a-t-il clamé. Après la fusion de ses vertèbres, j’ai dû escalader le mont Everest une nouvelle fois. Je devais le faire et je l’ai fait. Cette fois-ci, je ne crois pas avoir le corps pour me permettre de monter le mont Everest et c’est correct.»

«Je pourrai toujours jouer au golf, si mes jambes guérissent correctement. Je vais être en mesure de disputer des tournois ici et là. Mais en ce qui concerne un retour au sommet de la montagne, je ne crois pas qu’il s’agisse de quelque chose de réaliste pour moi.»

Proche de l’amputation

Si Woods est aussi serein avec sa situation, c’est qu’elle aurait pu être bien pire. En effet, il a révélé que l’amputation de sa jambe droite a été évoquée.

«Je ne dirais pas que les chances [d’amputation] étaient de 50/50, mais à un moment, on n'a pas été bien loin de la possibilité que je sorte de l’hôpital sur une seule jambe.»

Le détenteur de 109 titres sur le circuit de la PGA, dont 15 majeurs, a parlé des hauts et des bas qu’il vit dans son parcours vers la guérison. Il s’est aussi dit bien reconnaissant d’avoir les acquis mentaux que lui a enseignés son père.

«C’est là que les enseignements de mon père sont entrés en jeu, lui qui était dans l’armée et dans les forces spéciales (FS). N’importe quel opérateur des FS peut en témoigner – vous ne savez pas combien de temps un échange de tirs va prendre. Cela peut durer cinq secondes ou cinq heures et certains peuvent durer des jours d’affilée. Vous ne savez pas quand est la fin, c’est ce qu’il y a de plus difficile. Comment s’en sortir? L’un des moyens de mon père pour surmonter cela était de vivre d’un repas à l’autre.»

«À la place de me dire que ça fait neuf mois que je vis l’enfer, je me disais que ça faisait deux ou trois heures. Si je suis capable de répéter ces petites fenêtres, elles s’accumulent. Elles deviennent des semaines et des mois.»