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NFL: de nombreux obstacles pour une expansion à Toronto

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La semaine dernière, l’idée d’une éventuelle expansion de la NFL a fait son chemin dans différents médias américains. La situation a fait parler au Canada, puisque la ligue verrait Toronto d’un œil favorable si elle en venait à élargir ses cadres. L’idée est alléchante, mais c’est loin d’être chose faite.

Depuis des décennies, l’idée d’une franchise de la NFL à Toronto resurgit de temps à autre. De 2008 à 2013, les Bills ont joué un match de saison régulière par année dans la Ville Reine.

La ligue n’a pas mis les pieds sur place depuis, mais autant le commissaire Roger Goodell que quelques propriétaires influents ont mentionné publiquement que Toronto serait un marché idéal pour la NFL.

Les Jerry Jones (Cowboys), Arthur Blank (Falcons), John Mara (Giants) et Clark Hunt (Chiefs) ne sont que quelques-uns des membres sélects du cercle fermé des propriétaires milliardaires qui ont chanté les louanges de Toronto.

Évidemment! La grande région métropolitaine de Toronto, qui regroupe une population d’environ six millions d’habitants, s’avère la plus grande en Amérique du Nord sans équipe de la NFL. Le bassin est amplement gros pour supporter une équipe, comme c’est le cas pour la NBA et le baseball majeur.

Toronto serait un marché central, avec de nombreuses équipes dans un rayon raisonnable. Ce serait beaucoup plus facile sur le plan logistique que le rêve londonien de la NFL.

Coûts exorbitants

Va pour le beau côté de la médaille, mais une équipe de la NFL à Toronto représenterait des investissements pharaoniques.

«Forbes» a établi la valeur moyenne des franchises de la NFL à 3,5 milliards $ (américains) dans sa plus récente évaluation. C’est déjà une somme importante en soi, mais c’est sans parler du plus gros obstacle entre le rêve et la réalité pour que le circuit Goodell s’implante dans la métropole ontarienne.

Toronto n’est pas dotée d’un stade correspondant aux standards élevés de la NFL. Les stades les plus récents, ceux de Las Vegas et Los Angeles, ont été construits au coût de 1,8 milliard $ et 5,5 milliards $, respectivement. À cela, il faut ajouter plusieurs centaines de millions pour un site d’entraînement au goût du jour.

Et Buffalo?

Un autre facteur à considérer, c’est que les Bills de Buffalo ne seraient probablement pas chauds à l’idée d’accueillir de nouveaux voisins.

Buffalo, malgré la ferveur inégalée des partisans, demeure un petit marché dans la NFL. Les Bills négocient actuellement avec l’État de New York pour ériger à leur tour un nouveau stade qui pourrait coûter jusqu’à 1,7 milliard $.

La proportion de leurs détenteurs d’abonnements de saison provenant de l’Ontario serait de 15 à 20 %. À quel point ont-ils le désir de partager la tarte?

Les amateurs canadiens sont déjà acquis à la cause de la NFL, qui a plus à gagner à étendre ses tentacules dans le marché européen qu’elle continue de développer ou dans d’autres marchés aux États-Unis.

L’idée d’une expansion à Toronto, un jour, n’est pas farfelue pour autant. La NFL semble y voir une réelle opportunité, ce qui représente un élément fondamental.

La ligue fera tout en son pouvoir dans les prochaines années pour enfoncer dans la gorge des joueurs une saison de 18 matchs. Dans sa soif insatiable de revenus additionnels, une vaste expansion dans plusieurs villes est loin d’être impossible. Toronto sera sans doute dans les plans. Reste à voir si les obstacles pourront être franchis.

5 POINTS À SURVEILLER

1. Une grosse semaine

En incluant les matchs qui ont eu lieu jeudi, la semaine 12 dans la NFL propose un menu fort alléchant. Pas moins de neuf matchs opposent des équipes qui présentent des fiches de ,500 ou mieux. Dans toute l’histoire de la NFL, il s’agit du plus haut total de matchs en ce genre lors de la semaine 12 ou plus tard dans le calendrier. Savourez!

2. Deux potentiels «MVP»

Le duel entre les Colts et les Buccaneers met en vedette deux candidats sérieux au titre de joueur le plus utile. Le porteur des Colts Jonathan Taylor est devenu le troisième porteur dans l’histoire à connaître huit matchs de suite avec au moins 100 verges de la ligne de mêlée et un touché. Le quart-arrière des Bucs, Tom Brady, vient quant à lui de franchir la barre des 3000 verges par la passe pour une 19e fois, brisant ainsi l’égalité pour le record qu’il partageait avec Brett Favre.

3. L’élève contre le maître

Le match entre les Titans et les Patriots sera le troisième entre les entraîneurs Bill Belichick et Mike Vrabel. Ce dernier avait été recruté en 2001 par Belichick comme secondeur et il avait aidé les Patriots à remporter trois fois le Super Bowl. À la barre des Titans, son dossier est de 2-0 face à Belichick. Les deux victoires ont eu lieu à Foxborough, lieu de l’affrontement du jour.

4. Revanche des séries

La confrontation la plus enivrante de la semaine risque d’être celle entre les Rams (7-3) et les Packers (8-3), au pôle Nord, à Green Bay. Il s’agira d’un match revanche des dernières éliminatoires, que les Packers avaient remporté. Cette saison, sept matchs revanches des dernières séries ont eu lieu et l’équipe qui a perdu en janvier dernier montre une fiche de 5-2.

5. Une division forte

La division Nord de l’AFC est la seule dans la NFL dont les quatre clubs montrent une fiche gagnante. Justement, les Ravens (7-3) seront opposés aux Browns (6-5), tandis que les Bengals (6-4) se frotteront aux Steelers (5-4-1). C’est la cinquième fois seulement depuis 1970 que tous les clubs d’une division affichent des dossiers gagnants à la semaine 12. C’était aussi le cas dans cette même division, en 2014.