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Photo : Le quart-arrière des Alouettes Trevor Harris sera dans la mire des Tiger-Cats de Hamilton dimanche. Crédit : Photo d'archives

Alouettes de Montréal

Les Alouettes attendus de pied ferme

Publié | Mis à jour

Même si les Alouettes n’ont pas connu une bonne fin de saison, les Tiger-Cats de Hamilton n’ont pas l’intention de les sous-estimer en prévision de la demi-finale de l’Est. 

« Nous sommes heureux de notre semaine de préparation et je sens que nos joueurs sont concentrés sur la tâche qu’ils ont à accomplir, a mentionné l’entraîneur-chef Orlando Steinauer. Je suis simplement excité de pouvoir jouer ce match. »

L’homme de football n’a pas sourcillé lorsqu’on lui a appris que le receveur Eugene Lewis sera en uniforme pour les Alouettes. 

« On s’est préparés par rapport à ce qu’on a vu sur les films. On sait que c’est leur meilleur receveur. On respecte nos adversaires. On met un plan de match en place pour battre chaque adversaire. 

« On se concentre sur ce que nous pouvons faire. »

Les Tiger-Cats savent très bien que la pierre angulaire de l’attaque montréalaise est le porteur de ballon William Stanback. 

On ne sait pas si c’est un présage, mais le no 31 des Alouettes a connu ses deux moins bonnes performances de la saison contre Hamilton. 

« C’est un excellent porteur de ballon, a souligné le Québécois Ted Laurent, qui est plaqueur défensif. C’est la clé de leur attaque. S’il va bien, leur attaque est capable de prendre du rythme. 

« On devra trouver une façon d’arrêter leur jeu au sol afin de rendre leur offensive unidimensionnelle. »

Ne pas oublier Harris 

Si les Tiger-Cats sont en mesure de limiter les dégâts avec Stanback, ils forceraient Trevor Harris à lancer le ballon plus souvent. 

Toutefois, dans le passé, le vétéran de 35 ans a prouvé qu’il pouvait faire des dommages avec son bras lors d’un match éliminatoire. 

« C’est sûr que Trevor est un gars différent de Vernon Adams jr, a souligné Steinauer. C’est évident qu’il ne courra pas le ballon aussi souvent. 

« C’est un champion et il sait où lancer le ballon. Il a assimilé leur attaque très rapidement. Je ne m’attends pas à des changements importants de leur part. 

« Par contre, en éliminatoires, tu peux avoir un plan qui est bien structuré, mais tu dois être prêt à t’adapter pendant le match. »

Le départ à Masoli 

C’est Jeremiah Masoli qui sera le quart partant des Tiger-Cats. Après un début de saison difficile, l’Américain a retrouvé son aplomb en deuxième moitié de saison. 

Neuf de ses dix passes de touché ont été enregistrées lors des six derniers matchs de la saison régulière. Par contre, si Masoli connaît des difficultés, il ne faudrait pas se surprendre de voir Dane Evans dans la mêlée. 

Chaque fois qu’il a eu du temps de jeu, il est parvenu à tirer son épingle du jeu. 

Le porteur de ballon Don Jackson sera en uniforme pour les locaux. 

Le vétéran n’a participé qu’à quatre rencontres cette saison, mais il pourrait écrire une partie de l’histoire de cette rencontre.

« Leur ligne défensive est très bonne. Ils sont très physiques. Notre mission sera vraiment d’atteindre le deuxième niveau. Ils ont des joueurs affamés, mais nos joueurs de ligne offensive seront aussi affamés. » 

Erlington n’est pas rassasié  

Le malheur des uns fait souvent le bonheur des autres. Ce dicton peut s’appliquer au Québécois Sean Thomas Erlington. 

Durant cette saison écourtée, les entraîneurs des Tiger-Cats lui ont fait confiance comme porteur de ballon partant alors que le vétéran Don Jackson était sur le carreau. On peut dire qu’il a répondu à l’appel de belle façon. 

Il a porté le ballon à 70 reprises pour des gains de 356 verges tout en marquant quatre touchés. Par la voie aérienne, il a capté 20 passes pour 129 verges et un touché. 

« En raison de l’annulation de la saison 2020, j’ai eu besoin de temps pour me remettre dans le bain, a souligné Sean Thomas Erlington. Les lectures n’étaient pas aussi évidentes. 

« Au cours de la saison, ça s’est développé. J’ai touché au ballon plus souvent et j’ai pu courir avec le ballon comme je le voulais. En général, j’ai connu une bonne saison. »

Aucune garantie

Malgré ses succès, l’ancien des Carabins ne tient rien pour acquis. 

« Peu importe la ligue dans laquelle tu joues, tu n’es jamais bien installé à 100 %. Même si je me sens bien et que je joue bien à Hamilton, tu as des choses à prouver chaque année.

« Lorsque tu arrives chez les pros, tu n’as pas personne pour te dire que ce n’est jamais assez. C’est à toi de prendre cette situation en mains et de ne pas t’asseoir sur tes succès. Il faut que tu donnes toutes les semaines. »

Erlington est un des seuls joueurs à avoir vu un aspect positif à l’annulation de la saison 2020. Il a pu se remettre complètement d’une opération à un genou qui est survenue en 2019. 

« La pandémie m’a favorisé dans un certain sens. J’aurais été prêt pour 2020. L’année de plus m’a permis de renforcer mon genou. J’ai pu arriver au début de la saison sans avoir d’inquiétudes. »