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Le leadership du CH passé à la déchiqueteuse

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Cinq victoires en 21 matchs. 

Voilà la (pauvre) fiche des Canadiens, alors que le cap du premier quart de la saison est maintenant franchi.   

Si au moins l’effort et une certaine forme de hargne y étaient... 

Mais c’est loin d’être le cas et cette évidente absence de fougue a inspiré la chronique de Renaud Lavoie, jeudi soir, à l’émission «JiC». À voir dans la vidéo ci-dessus.

Pour lui, les performances déconcertantes du CH s’expliquent en très grande partie par un facteur prédominant : l’absence d’un leader digne de ce nom au sein du club. 

«C’était vraiment dur à regarder, a d’abord lancé l’informateur en faisant bien sûr allusion à la défaite de 6-3 contre les Capitals. On entend plusieurs personnes dire que Dominique Ducharme devrait faire ceci ou cela. Mais la vérité, c’est que quand tu n’as pas de leaders qui sont capables de dire les vraies affaires dans ton vestiaire, ça donne ce qu’on voit actuellement.»

Lavoie a ensuite présenté quelques exemples de situations où un leadership de qualité a fait toute la différence. 

«Regarde ce que faisait Michael Jordan à l’époque. On lui a souvent reproché d’hausser le ton avec ses coéquipiers. Mais il a quand même six bagues de championnats à son actif. À Pittsburgh, Crosby et Letang n’hésitent pas, eux non plus, à challenger leurs coéquipiers. Et la dernière fois où ils ont été exclus des séries remonte à 2006!»

Le journaliste a aussi présenté un extrait de son podcast «Lavoie-Letang», où on entend le défenseur des Penguins y aller d’une phrase un peu crue, mais très révélatrice de son avis sur l’importance d’une présence forte dans un vestiaire. 

«Peut-être que Michael Jordan passait pour un trou de c*l à sermonner ses coéquipiers, mais il a quand même poussé tous ses partenaires à être meilleurs, en bout de ligne. C’est sûr à 100%.»

Si seulement...  

Pour Jean-Charles Lajoie, la présence d’un seul vrai leader chez le Tricolore aurait pu tout changer.

«Ajoute Weber ou Perry, juste un des deux, et la situation est complètement différente. Ou même Edmundson. Je pense que Petry aurait été un peu plus gêné d’être sloppy en sachant qu’un gars comme Edmundson l’aurait attendu au banc après sa présence. J’espère d’ailleurs que ce sera le cas au retour de Joel.» 

Renaud Lavoie a conclu en y allant d’un clin d’œil au passé... et d’un crochet de droite au présent. 

«Patrick Roy, à l’époque où il jouait à Montréal, devait en réveiller un moyen paquet lorsqu’il rentrait dans le vestiaire et qu’il cassait tout. En ce moment, il n’y a tout simplement aucun gars comme ça, chez le CH.»