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C’est l’heure du bilan chez le CF Montréal: Camacho ne reviendra pas

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Si le bilan de fin de saison d’Olivier Renard a majoritairement été positif, mardi, il s’est amorcé sur la confirmation que l’association entre le CF Montréal et le défenseur Rudy Camacho était terminée.

«On a communiqué avec son agent depuis trois ou quatre mois, on lui a fait une proposition pour qu’il reste, a expliqué mardi le directeur sportif du club. Notre proposition a été refusée et je lui souhaite de trouver un contrat satisfaisant.» 

À sa quatrième année avec l’équipe, l’arrière central de 30 ans a connu sa meilleure saison, qui lui a d’ailleurs remporté le titre de joueur défensif de l’année chez le CF Montréal. Mais l’organisation a l’intention d’aller dans une autre direction et la porte semble fermée à double tour.

Renard, avec raison, a salué l’engagement du Français qui est resté fidèle au poste pour la finale du Championnat canadien, même si le parcours en Majore League Soccer (MLS) était fini.

«Je l’ai eu dans mon bureau ce matin (mardi) et je l’ai félicité d’avoir tout donné dans un match de coupe, contrairement à certains joueurs qui ne l’ont pas fait l’an passé.»

Pour ce qui est des autres joueurs dont le statut contractuel est à revoir, l’équipe a jusqu’au 30 novembre pour régler ces dossiers et Renard a indiqué que la plupart des décisions étaient prises.

Se tirer dans le pied 

Le directeur sportif aborde tous les sujets sans faux-fuyant et c’est dans cet esprit qu’il est revenu sur les perspectives de sa formation en début de saison.

«Les experts nous avaient placés 27es et ils avaient raison, ils ne connaissaient pas l’équipe. Mais je n’étais pas d’accord.»

Selon le Belge, la progression a été évidente sur le terrain et il soutient même que le groupe avait tout ce qu’il fallait pour accéder aux éliminatoires.

«Je pense qu’on méritait quasiment plus de faire les séries que de gagner le Championnat canadien. Si on n’a pas fait les séries, c’est entièrement de notre faute, parce qu’on a raté des buts.

«Je préfère ne pas être qualifié à cause de nous-mêmes plutôt qu’en raison des autres équipes. Ça veut dire qu’on ne doit pas tout changer pour atteindre nos objectifs.»

L’effet Nancy 

Tout ça paraît bien loin, mais il faut se rappeler que le CF Montréal a commencé l’année 2021 avec Thierry Henry à sa barre. On connaît la suite. Il a quitté son poste d’entraîneur-chef et on a confié le navire à Wilfried Nancy, un adjoint de longue date.

«Ça fait partie de ma philosophie de faire confiance aux gens en place et je suis très satisfait du travail accompli», a succinctement résumé Renard.

Nancy a raconté que ses expériences antérieures l’ont préparé pour cette nouvelle mission.

«J’ai eu la chance d’être adjoint pendant longtemps, du coup, mon objectif était d’avoir une vision claire pour aider les joueurs et j’ai eu du temps pour travailler sur ça.

«Ma plus grande fierté, c’est que les joueurs s’approprient ça. Le comment faire est très important, je l’ai ressenti, et c’est pourquoi on a une saison intéressante et encourageante.»

Un entraîneur respecté 

Les joueurs ont été plus loquaces quand est venu le temps de parler de l’entraîneur.

«Il est très respecté dans le vestiaire et quand tu as ça, c’est plus facile d’adhérer à ses principes de jeu. Il est plus concentré sur la manière que l’on joue plutôt que sur les résultats parce qu’il savait qu’ils allaient venir», a raconté Samuel Piette, qui avait déjà remporté un Championnat canadien sous les ordres de Nancy chez les moins de 16 ans.

Mais le plus beau compliment est venu de Victor Wanyama, un vétéran qui a vu neiger.

«J’ai beaucoup appris de lui. Il s’est présenté comme une bonne figure paternelle en dehors du terrain. Il a partagé beaucoup de ses expériences personnelles. C’est grâce à lui si nous avons un trophée à la fin de cette saison.»

Même style de jeu 

Nancy a surtout mis l’accent sur l’identité de jeu qu’il a été en mesure d’implanter parce que tous les joueurs y ont adhéré.

«On s’est beaucoup posé la question pourquoi je prends des risques à bâtir le jeu de l’arrière, mais plus on le fait, plus on arrive à aspirer les joueurs [adverses] vers nous.

«On veut déséquilibrer l’adversaire par des passes courtes ou longues, mais on veut surtout attaquer la boîte.»

Piette a souligné la constance dans le jeu.

«Si on regarde le premier match qu’on a joué contre Toronto et le dernier, on a toujours joué de la même manière. On veut provoquer des choses plutôt que d’être assis et d’attendre que le jeu vienne à nous.»

5 défis pour 2022 

Participer aux éliminatoires

Le CF Montréal a connu une saison supérieure à bien des attentes et a remporté le Championnat canadien, mais a échappé une place en séries au dernier match de la saison.

«Nous devons mener notre jeu au prochain niveau en marquant plus de buts et en étant capables de terminer une partie sans accorder de buts tardifs. Nous devons aussi être plus finisseurs autour du but adverse», a insisté Victor Wanyama.

Rebâtir la défense centrale

Tout comme les meilleurs joueurs défensifs des deux saisons précédentes, Rudy Camacho est sur son départ après avoir reçu le titre et Kiki Struna devrait l’imiter. Ne restent donc que Kamal Miller et Joel Waterman.

«On sait très bien quels sont les départs alors l’axe défensif sera renforcé, a assuré Olivier Renard. Il y aura l’annonce de l’arrivée de Gabriele Corbo et il y aura d’autres changements.» C’est un secteur prioritaire après une saison de seulement 44 buts accordés, tout comme en 2015. C’est un sommet pour l’équipe dans l’ère MLS.

Relancer Bjorn Johnsen

L’acquisition de Bjorn Johnsen pendant la saison morte était remplie de promesses, mais il n’a marqué qu’une paire de buts dans le même match en mai. Il lui reste une année à son contrat et si l’on se fie au directeur sportif, il sera encore ici l’an prochain.

«C’est très facile de le rabaisser en ce moment. Il est le premier à savoir qu’il n’a pas connu une bonne saison. Ça arrive, une mauvaise saison, dans une carrière.»

Continuer de progresser

Wilfried Nancy a fait confiance à ses jeunes joueurs et c’est l’une des raisons pour lesquelles sa formation a progressé en 2021. Il doit poursuivre dans cette direction, la saison prochaine, en mettant aussi l’accent sur sa propre progression.

«Il y a beaucoup de choses sur lesquelles je peux m’améliorer, que ce soit au niveau de mes relations ou du projet de jeu que je veux mettre en place. Qu’est-ce que je peux faire, comme leader technique, pour aider l’équipe à avoir des résultats?»

Être bon en Ligue des champions

L’Impact a atteint les quarts de finale en Ligue des champions de la CONCACAF en 2020 et en a été écarté l’an passé. Son triomphe en finale du Championnat canadien dimanche lui a donné un billet pour le prochain tournoi. Le défi sera d’avoir de bonnes performances dans la compétition continentale sans nuire à la saison en MLS.

«C’est top de participer à cette compétition, mais si on regarde les équipes qui y ont participé, ça n’a pas été facile pendant l’année, a reconnu Nancy. L’important, c’est la rotation. Cette compétition va nous confronter à des styles différents provenant d’équipes qui ont des cultures différentes.»

Point de presse de Wilfried Nancy

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Point de presse de Djordje Mihailovic

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Point de presse de Kamal Miller

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Point de presse de Victor Wanyama

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Point de presse de Samuel Piette

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