Crédit : Photo Agence QMI, Joël Lemay

Hockey

Beaucoup d’espoir pour le hockey féminin, selon Mélodie Daoust

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La Québécoise Mélodie Daoust est très heureuse à l’idée de voir la multiple médaillée olympique Caroline Ouellette faire partie du comité mis en place la semaine dernière par le gouvernement provincial pour relancer le hockey et elle croit que sa présence servira la pratique de ce sport chez les femmes à bon escient.

Pour celle prenant part actuellement à des matchs de la formation nationale, il s’agit d’une excellente nouvelle. Ouellette aura une présence fondamentale pour amener des idées nouvelles, mais également, pour donner une voix forte au hockey féminin dans ce groupe de travail. Si le gouvernement du premier ministre François Legault espère voir le hockey reprendre de la vigueur, il doit permettre à tout le monde, incluant les jeunes filles, de trouver leur compte. 

«J’ai envie de dire qu’il était temps. [...] Pour être honnête, je crois qu’on est rendu là. Ça fait des années qu’on attend notre chance pour avoir une ligue professionnelle. De savoir que le Québec est en train de préparer une place pour le hockey féminin afin qu’il puisse se faire valoir, et d’avoir le respect des gens, même du côté politique, c’est quelque chose de gros pour nous», a mentionné Daoust au cours d’un entretien livré au balado «La Dose», mardi avant-midi.

La télé est une clé 

Également, les réflexions du comité gouvernemental présidé par l’ancien gardien Marc Denis pourraient s’avérer cruciales. Il y a déjà longtemps que les principales figures de proue de la discipline déplorent le manque de visibilité médiatique accordé à leur sport. Or, en réglant le problème, il serait possible ici de faire une pierre deux coups, selon Daoust.

«Oui, le hockey féminin continue de se développer. On voit de plus en plus de jeunes filles qui s’inscrivent, qui veulent être entourées de modèles. Puis, si on ne nous voit pas à la télévision, les petites filles ne peuvent pas rêver de devenir joueuses de hockey professionnelles. Donc, année après année, on essaie de pousser pour cela avec l’appui de la PWHPA, l’association qu’on a créée il y a deux ans», a-t-elle expliqué en évoquant la WNBA, l’équivalent féminin de la NBA au basketball, à titre d’exemple à suivre.