Canadiens de Montréal

Canadien : dans la joie et l’allégresse

Publié | Mis à jour

Il n’y a rien de normal dans cette saison du Canadien. Les journalistes présents à l’entraînement de lundi, à Brossard, en ont eu une autre preuve.

Dans un concours de tirs de barrage, où chaque joueur devait s’exécuter à tour de rôle tant qu’il n’avait pas marqué, on a eu droit à une finale entre Jonathan Drouin et Michael Pezzetta.

Qui des deux est rentré au vestiaire sans avoir réussi à déjouer Samuel Montembeault? Si vous avez répondu Pezzetta, vous gagnez une coupe Longueuil permanentée, gracieuseté de Ménick.

Tout ça pour dire que l’ambiance était légère au complexe d’entraînement de l’équipe au lendemain d’une journée de congé et au surlendemain de la victoire contre les Predators. Ce qui n’a pas empêché les hommes de Dominique Ducharme de trimer dur pendant 45 grosses minutes. Trois-quart d’heure de batailles à un contre un, de luttes dans les coins de patinoires et de bousculades devant le filet.

Le niveau d’intensité était bien présent.

«On veut bâtir sur ce qu’on a fait samedi. On ne veut pas faire de pas en arrière», a indiqué l’entraîneur du Canadien au terme de l’entraînement.

«Il y a de la frustration de ne pas avoir les résultats, mais le groupe reste uni. C’était une façon d’amener du plaisir. Quand c’est le temps de travailler, c’est le temps de travailler. Ils ont fait ça pendant 45 minutes. Une fois que le travail est fait, tu peux prendre le temps pour des choses comme ça. C’est bien de le faire», a-t-il poursuivi.

Enfin deux de suite?

Ce matin, les joueurs du Tricolore sauteront à nouveau sur la glace avant de s’envoler en direction de Washington pour y affronter les Capitals, demain soir. Bien qu’ils aient baissé pavillon contre le Kraken à leur dernière sortie, les représentants de la capitale américaine connaissent une excellente saison.

Porter par la course au record d’Alexander Ovechkin, déjà auteur de 15 buts en 19 matchs, les Capitals flirtent avec le sommet de l’Association de l’Est. Ce premier arrêt d’un voyage de trois matchs n’arrive donc pas à point pour le Tricolore.

En plus d’être toujours en quête d’un deuxième gain de suite pour la première fois de la saison (0-3-1), il n’a remporté qu’une victoire en neuf rencontres (1-7-1) sur les patinoires adverses.

« La saison n’est pas finie après 20 matchs. Il faut amorcer une séquence victorieuse et y aller un jour à la fois», a soumis Christian Dvorak.

Vrai, sauf que le Canadien accuse sept points de retard sur la huitième et dernière place donnant accès aux séries éliminatoires. Depuis 2013-2014, seulement deux équipes en retard de sept points et plus à l’Action de grâce américaine sont parvenues à se hisser dans le top 8 de leur association à la fin de la saison: les Blues de St-Louis, en 2018-2019, et les Stars de Dallas, en 2013-2014.

Dans les deux cas, l’équipe avait au moins deux matchs en main sur celles qu’elle poursuivait. Le Canadien est dans une situation complètement à l’opposé avec quatre matchs de plus de disputés que ses rivaux.

Les leçons de Caufield

De retour dans le giron du Canadien après un séjour avec le Rocket de Laval, Cole Caufield avait, lui aussi, retrouvé le sourire hier midi. Il a admis que ces six matchs dans la Ligue américaine, au cours desquels il a marqué deux buts et récolté trois passes, lui ont permis de réfléchir.

«Il fallait que je m’aère l’esprit et que je retrouve mes repères pour rebâtir ma confiance. Ça m’a fait du bien. J’ai pu me retrouver en tant que joueur de hockey, me détendre et oublier le bruit environnant», a-t-il indiqué.

Pas certain que c’est réellement dans cet état d’esprit qu’il se trouvait lorsque Marc Bergevin lui a tendu sa carte OPUS. Mais bon.

Dans notre édition d’hier, le directeur général du Canadien a confié au collègue Jean-François Chaumont que le jeune «perdait trop souvent la rondelle». Que l’envoyer dans la Ligue américaine était devenu «le choix facile.»

Qu’a retiré le principal intéressé de ces quelques matchs et séances d’entraînement sous les ordres de Jean-François Houle?

«Je dois toujours être en mouvement, afin de générer plus d’occasions de marquer. Je dois toujours être à proximité de la rondelle et près du filet adverse», a-t-il énuméré.

Allen attend le feu vert

Absent depuis la fin de la première période du match disputé à Detroit, le 13 novembre, Jake Allen, victime d’une commotion cérébrale, pourrait retrouver son filet demain soir. Cayden Primeau a été renvoyé à Laval dimanche soir et Allen s’est entraîné avec ses coéquipiers, hier.

Toutefois, Ducharme a affirmé qu’il attendait l’aval de l’équipe médicale avant de confirmer le retour du Néo-Brunswickois dans l’action.

Les nouvelles sont également encourageantes dans le cas de Joel Edmundson. Le défenseur accompagnera l’équipe pour ces trois rencontres. Il ne revêtira pas son uniforme pour celles-ci, mais poursuivra sa réadaptation en sautant sur la glace en compagnie du reste de l’équipe.

Point de presse de Cole Caufield

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Point de presse de Chris Wideman

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Point de presse de Christian Dvorak

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Formation à l'entraînement        

Attaquants  

  • Toffoli - Suzuki - Caufield         
  • Drouin - Dvorak - Anderson         
  • Lehkonen - Evans - Gallagher         
  • Pezzetta - Poehling - Armia                  

Défenseurs  

  • Chiarot - Petry         
  • Romanov - Wideman         
  • Norlinder - Savard         
  • Niku                  

Gardiens de but  

  • Allen        
  • Montembeault                  

Non-contact  

  • Edmundson        
  • Paquette