Hockey

Comité sur l’avenir du hockey québécois: «un travail de longue haleine»

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Quelques jours après l’annonce de la création d’un comité se penchant sur l’avenir du hockey mineur québécois, les réactions fusent toujours. Cette fois, c’était au tour d’Enrico Ciccone de partager ses états d’âme de passage à l’émission JiC, lundi soir.

«Pour faire une réforme du hockey complète, quatre mois c’est court. C’est un travail de longue haleine qui va s’étendre sur plusieurs années», a expliqué celui qui a disputé 374 rencontres dans le circuit Bettman avant de se lancer en politique.

«Lorsque le premier ministre François Legault mentionne qu’il faut avoir plus de joueurs québécois dans la Ligue nationale de hockey (LNH), déjà ça prouve qu’il ne connaît pas nécessairement tout ce qui entoure le rôle de Hockey Québec», toujours selon Ciccone. 

«Leur mission est d’encadrer, de veiller à la sécurité des joueurs et d’en attirer davantage. Après ça, si le travail est fait, naturellement les joueurs vont gravir jusqu’à la LNH», a-t-il ajouté.

Enrico Ciccone est demeuré bien présent dans le monde du hockey malgré ses vocations politiques, lui qui a déposé un projet de loi visant l’abolition des bagarres dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), il y a près d’un an.

«Ça me dérange, ça me déçoit de ne pas être de ce comité. Le but premier de me lancer en politique était d’améliorer la sécurité dans les sports et de mettre en place des structures afin que les gens sur le terrain puissent travailler.»

Un comité compétent, mais peu diversifié

«Les gens autour de la table sont des personnes extraordinaires, cependant il y a des réalités qui sont différentes. Il faut démocratiser le sport et en occurrence le hockey. Il faut s’entretenir avec des parents monoparentaux, il faut parler à de nouveaux arrivants, tout le monde devrait être en mesure de jouer au hockey au Québec», aux dires de l’ex-défenseur reconnu pour son jeu robuste.

S’inspirer d’ailleurs

«Il faut avoir le courage de copier ce qui se fait ailleurs. Il faut que les gens du comité se déplacent eux-mêmes pour faire leurs propres constats», a-t-il conclu.

Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.