SPORTS-SOCCER-TORONTO FC-CF-MTL

Photo : Auteur du but victorieux, Romell Quioto a levé fièrement le trophée remis aux champions canadiens dimanche. Crédit : Photo Ben Pelosse

Club de foot Montréal

Nancy a toujours gardé confiance

Publié | Mis à jour

Il aura fallu plus d’une dizaine de tirs avant que le CF Montréal ne parvienne à marquer le seul but de la rencontre.

Et le plus drôle, c’est que c’est un lobe de Romell Quioto qui a battu Quentin Westberg, qui a effectué quelques très bonnes parades sur des tirs directs et drôlement plus menaçants.

« C’est l’histoire de notre saison, a résumé Wilfried Nancy. On aurait dû marquer plus tôt, mais on ne l’a pas fait. 

« J’avais confiance et j’ai dit aux joueurs à la mi-temps qu’en continuant de jouer comme ça, on allait marquer. »

SPORTS-SOCCER-TORONTO FC-CF-MTL
Crédit photo : Photo Ben Pelosse

Apprentissage

Cette victoire en finale du Championnat canadien est un baume au cœur des Montréalais, qui avaient été écartés des séries éliminatoires de la MLS à la suite d’une défaite contre Orlando au Stade Saputo, deux semaines plus tôt.

« Les premiers jours après le match contre Orlando ont été difficiles, mais c’est notre boulot et il faut embrasser l’adversité », a raconté Nancy.

« Nous avions une finale contre Orlando et je leur ai demandé ce qu’ils ont appris de ce match et ce qu’ils pouvaient faire pour remporter une autre finale. »

Les joueurs ont su s’ajuster pour tirer le meilleur de ce qu’ils avaient à donner.

« Aujourd’hui [dimanche], on a joué de la même façon et on a gagné. Contrairement au match contre Orlando, nous avons mieux géré ce match », a constaté Nancy, qui a avoué ne pas avoir regardé les parties de séries de samedi, sans doute encore un peu amer.

Soulagement

Sebastian Breza, qui n’a reçu aucun tir cadré, a reconnu que le but de Quioto est arrivé comme une délivrance.

« Tout le match, on a senti qu’on les mettait sous pression, mais on n’arrivait pas à marquer. Quand le but est arrivé, on a poussé un gros soupir. »

Il n’aura eu qu’une seule séquence à haut risque, à la 90e minute, quand Nick DeLeon s’est amené devant lui.

« Je pensais que Rudy avait le temps de revenir, mais quand j’ai vu qu’il ne revenait pas, j’ai voulu aller l’aider. Et ensuite le poteau, il faut faire comme Patrick Roy et parler à ses poteaux », a expliqué Breza, qui est un pince-sans-rire.

Wilfried Nancy a pris un certain risque quand il a choisi de retirer l’unique marqueur du match, Romell Quioto, au profit de Samuel Piette, avec douze minutes à faire au temps régulier.

« J’ai voulu m’ajuster aux changements de l’autre équipe et Romell commençait à être fatigué un peu », a-t-il expliqué.