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Patinage

Quatre en quatre pour Laurent Dubreuil

Publié | Mis à jour

Laurent Dubreuil est en feu depuis le début de la saison de la Coupe du monde de patinage de vitesse longue piste. 

Jumelé dans la dernière paire avec le Japonais Tatsuya Shinhama, dimanche à Stavanger en Norvège lors du deuxième 500 m de la fin de semaine, Dubreuil a remporté l’argent avec un temps de 34,61 s. Après sa victoire de samedi, il s’agit d’une quatrième médaille en autant de courses pour le patineur de Lévis. Avec un total de 34,57 s, le Japonais a signé sa deuxième victoire de la saison. Médaillé d’argent la veille, le Russe Artem Arefyev a complété le podium en vertu d’un temps de 34,67 s.

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«C’est le meilleur début de saison de ma carrière et de loin, a déclaré Dubreuil qui trône au sommet du classement cumulatif, deux petits points devant Shinhama. C’est presque inespéré. En 2014, j’avais aussi gagné quatre médailles consécutives, mais ce n’était pas en début de saison. Le but était d’être bon en Coupe du monde, mais je ne pensais pas être régulier comme ça. Je suis vraiment content de ma course. J’ai tout donné et je ne peux pas être déçu.»

Duel au sommet

Questionné s’il craignait d’atteindre son sommet trop rapidement en prévision des Jeux olympiques de Pékin en février, Dubreuil n’a aucune crainte. «C’est positif d’être en aussi bonne forme à ce moment-ci de l’année et je n’ai pas l’impression du tout d’avoir atteint mon maximum, a-t-il mentionné. Je me crois capable de faire mieux. Si tu vises un chrono de 34,3 s (son temps lors de sa victoire au mondial l’an dernier) aux Jeux, tu ne peux pas réussir des temps de 35 s et espérer couper 0,7 s avant Pékin. Je ne suis pas loin de ce temps de référence.»

Ce duel au sommet entre les deux sprinters de l’heure a comblé Dubreuil. «Il y a un petit stress parce que tu ne veux pas te faire planter et tu veux gagner, mais c’est un bon stress, a résumé le patineur de 29 ans. C’est motivant et ça permet à chacun repousser ses limites.»

Énormément de respect

S’il ne peut pas discuter avec Shinhama en raison de la barrière de la langue, Dubreuil voue un grand respect à l’endroit de son adversaire japonais. Les deux ont patiné ensemble après avoir franchi la ligne d’arrivée sourire aux lèvres.

«J’ai énormément de respect pour lui et je pense que c’est mutuel. Cette rivalité remonte à il y a deux ans, affirme le patineur de Lévis. Mon seul regret l’an dernier a été de ne pas pouvoir me mesurer aux Japonais parce qu’ils n’étaient pas dans la bulle. Shinhama est un patineur exceptionnel.»

Dubreuil a une perception différente du Russe Pavel Kulizhnikov qui a dominé la scène du 500 m et du 1000 m au cours des sept ou huit dernières années, mais qui peine cette année à retrouver sa forme des beaux jours. Il se retrouve dans le groupe B.

«C’est plus le fun de se mesurer à des adversaires qui viennent d’un système sportif qu’on peut voir davantage, a expliqué Dubreuil qui rentrera à Québec, lundi soir, pour quelques jours de repos avant d’amorcer la préparation pour les deux dernières étapes de la Coupe du monde. Pavel n’est pas un individu haïssable, mais la Russie a tout un historique. Dans notre cas, on ne pouvait pas parler de rivalité puisqu’il m’a battu 97 % du temps.»

Meneur au classement général, Dubreuil aimerait terminer au premier rang.

«C’est un objectif de carrière de remporter le classement général un an, mais c’est très secondaire dans cette année olympique. Je le prendrais, mais il reste beaucoup de chemin à faire.»