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Photo : Sur cette photo, Laurent Dubreuil célèbre à la suite de sa médaille de bronze à Heerenveen, le 12 février 2021. Crédit : Photo d’archives, AFP

Patinage

Patinage de vitesse: l’or pour Dubreuil en longue piste

Le patineur québécois a décroché sa deuxième médaille d’or en carrière en Coupe du monde, en Norvège

Publié | Mis à jour

Avant de quitter pour les deux premières étapes de la Coupe du monde de la saison, Laurent Dubreuil disait vouloir en ajouter à sa récolte de médailles d’or, qu’il trouvait insuffisante. Mission accomplie pour le patineur de vitesse longue piste qui a remporté le 500 m, samedi à Stavanger, en Norvège, en vertu d’un chrono de 34 s 57.

Dubreuil monte ainsi sur la plus haute marche du podium pour la deuxième fois de sa carrière en Coupe du monde. Sa première médaille d’or avait été obtenue en 2017 à Heerenveen, aux Pays-Bas.

« La première médaille d’or va toujours représenter un sentiment spécial et tu t’en souviens plus, a raconté le patineur de 29 ans qui compte 18 médailles à son actif. Je jubile moins dans ma tête qu’il y a quatre ans, mais c’est quelque chose de spécial de remporter l’or et te dire que cette journée, tu as été le meilleur au monde. En 2017, c’était un peu une surprise de gagner l’or alors que c’est plus réaliste maintenant de croire en mes chances puisque je connais une très bonne séquence. »

Dubreuil avait raison de ne pas s’inquiéter vendredi au terme de sa 12e place au 1000 m.

« J’étais beaucoup mieux que vendredi où je me sentais fatigué et amorphe, mais je ne me sentais pas aussi bien que lors de la première Coupe du monde, en Pologne, a expliqué le champion mondial en titre. Mes attentes étaient plus basses et je me suis laissé aller. »

Dubreuil dit d’ailleurs avoir appris des derniers jours.

« Je tire une belle leçon d’avoir été capable de performer même si je ne me sentais pas à mon mieux. Je suis fier d’avoir été capable de rebondir. Ça arrive à tout le monde de moins bien se sentir une journée et c’est la même chose pour les athlètes. Ça peut se produire aux Jeux olympiques ou au mondial et tu dois être capable de composer avec la situation. »

Pas de panique

Même s’il prévoyait être en avant d’Artem Arefyev en ouverture, Dubreuil assure qu’il n’a pas paniqué quand il a vu le Russe se forger une priorité de 0 s 1.

« Les départs ne sont pas ma force au 500 m et il y a cinq ou six gars qui sont plus explosifs que moi, mais Arefyev n’est pas du nombre, a-t-il expliqué. Je pensais me retrouver en avant, mais il a possiblement connu son meilleur départ en carrière. Ce fut difficile de rester concentré, mais j’avais confiance en ma vitesse et son avance ne m’a pas stressé. »

Arefyev (34 s 60) a terminé au deuxième rang et le Polonais Marek Kania (34 s 65) a réussi la performance de sa vie pour mériter le bronze. Meneur au classement général avant la course, le Japonais Tatsuya Shinhama (34 s 79) a terminé au cinquième rang. Dubreuil, qui a pris le premier rang au cumulatif, se retrouvera dans la même paire que le Japonais, dimanche, à l’occasion du deuxième 500 m.

« Je suis content de l’avoir finalement battu, a souligné Dubreuil. La séquence est terminée. Ça va être un bon défi de me retrouver dans la même paire que lui, mais ça va m’aider. »

Quant au Chinois Tingyu Gao qui a brillé de tous ses feux lors du premier 500 m de la saison en pulvérisant la compétition, il brillait par son absence.

« C’est un mystère, a précisé Dubreuil. Je ne l’ai pas vu de la fin de semaine. »

Relégué au groupe B en raison de ses performances lors des deux premières épreuves, Alex Boisvert-Lacroix gardait le moral malgré sa 10e position avec un temps de 35 s 44.

« La saison est jeune et rien n’est joué, a-t-il affirmé. Tout est encore possible. L’expérience m’aide et je reste calme. J’y vais une course à la fois. Je me sens beaucoup mieux à l’entraînement et je dois transposer ça en course. »

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