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F1: Hamiton devant au Qatar

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Lewis Hamilton (Mercedes) partira en pole position du premier Grand Prix du Qatar de l'histoire de la Formule 1, 20e manche sur 22 cette saison, après avoir devancé samedi en qualifications le leader du championnat Max Verstappen (Red Bull), qui risque une pénalité sur la grille.

Le Québécois Lance Stroll s'est contenté de la 12e place de cette phase qualificative, étant éliminé en Q2.  

Hamilton compte seulement 14 points de moins que Verstappen avant les trois dernières courses de l'année, dont celle dimanche à 17h00 (15h00 heure française) sur le circuit de Losail. 

C'est la première pole d'Hamilton depuis la Hongrie le 1er août, et la 102e de la carrière du Britannique de 37 ans, en quête d'un huitième titre mondial record cette saison.

En remportant dimanche dernier une victoire spectaculaire au Brésil, où il ne partait que 10e sur la grille après une pénalité, Hamilton a repris sept points à Verstappen, qui vise lui, à 24 ans, un tout premier sacre mondial.

« C'est un circuit très rapide, et ce n'est pas le circuit le plus facile pour se suivre » et donc pour doubler, a expliqué Hamilton, particulièrement heureux de sa performance: « Mon dernier tour... c'était très beau (...) surtout en nocturne sous les projecteurs ». 

Verstappen sous enquête

C'est la toute première fois que la F1 visite le Qatar, où les pilotes découvrent le circuit de Losail (5,380 km), habituellement utilisé par le MotoGP.

Hamilton, qui a devancé Verstappen de 455/1000e, s'est dit surpris de sa domination: « Je ne m'attendais pas à un tel écart ».

Le Néerlandais, pourtant « plutôt satisfait de la voiture en qualifs », a relevé que Red Bull était « un peu plus en difficulté ces derniers temps en qualifications... mais parfois on n'est juste pas assez rapides ».

« C'est difficile de prévoir ce qui va se passer car on n'a jamais fait de course ici », a poursuivi le pilote Red Bull.

Le Français Pierre Gasly, 4e, a égalé son meilleur résultat en qualifications, malgré une crevaison en toute fin de session et un arrêt sur la ligne d'arrivée.

Verstappen, qui passait derrière lui, a dit ne pas avoir été gêné par cet incident. Mais le Néerlandais a ensuite été convoqué par les commissaires pour avoir supposément ignoré le double drapeau jaune agité, signifiant qu'il devait ralentir. Il sera entendu dimanche à 13h00 locales et risque trois places de pénalité sur la grille.

Qu'il parte 2e ou 5e, la stratégie pourrait jouer un rôle important dimanche, sachant que Mercedes pourra s'appuyer sur Valtteri Bottas, qualifié en troisième position... contrairement à Red Bull, dont le deuxième pilote Sergio Pérez est seulement 11e.

Fernando Alonso (Alpine) et Lando Norris (McLaren) ont pris les 5e et 6e places, devant Carlos Sainz (Ferrari), Yuki Tsunoda (AlphaTauri), Esteban Ocon (Alpine) et Sebastian Vettel (Aston Martin) dans le Top 10.

Dix ans de F1 au Qatar 

A plus long terme, le Qatar a signé un contrat de 10 ans avec la Formule 1 dès 2023, soulevant des critiques d'ONG internationales, qui condamnent le traitement réservé aux centaines de milliers de travailleurs venus notamment d'Asie sur les grands chantiers de la Coupe du monde de football 2022. 

Face aux critiques, le Qatar assure avoir fait beaucoup pour améliorer les conditions de travail des travailleurs immigrés.

Alors que le Mondial commencera un an jour pour jour après ce Grand Prix dimanche, le président de la Fifa Gianni Infantino était présent samedi au circuit, tout comme les anciens footballeurs Cafu, Marcel Desailly ou encore Marco Materazzi. 

Hamilton, très engagé dans la défense des minorités, porte par ailleurs ce week-end sur son casque les couleurs du drapeau arc-en-ciel, symbole de la communauté LGBT, et d'autre bandes de couleurs noir, marron, bleu, rose et blanche et la mention « We stand together » (« Nous sommes unis »). 

« Je vais utiliser le même casque pour les deux courses restantes après celle-ci », a expliqué Hamilton, alors que la F1 est attendue en Arabie saoudite pour la première fois également (5 décembre), puis à Abou Dhabi (12 décembre) pour le final de cette lutte extrêmement serrée pour le titre.

« C'est important pour moi de représenter cette communauté LGBTQ+, il y a des situations ici qui ne sont pas parfaites et qui doivent être soulignées », a-t-il déclaré.