Redbirds de McGill vs Carabins

Crédit : Photo Martin Chevalier

Football universitaire RSEQ

Bertrand Beaulieu, l’homme qui n’est jamais satisfait

Publié | Mis à jour

Le porteur de ballon des Carabins de l’Université de Montréal Bertrand Beaulieu n’est pas du genre à être satisfait de ses performances.  

Même quand on parle de ses exploits lors de la finale de la Coupe Dunsmore, soit trois touchés et 206 verges de gains, le jeune homme de 23 ans n’est pas rassasié.  

«C’est très dur d’être satisfait, parce que j’ai beaucoup d’attentes envers moi-même, explique Beaulieu. Je sais que je peux toujours devenir un meilleur joueur. Je ne suis jamais trop content et je n’aime pas me vanter.»  

Éternel insatisfait, le demi offensif n’est toutefois pas surpris.  

«Je ne vais pas vous mentir, j’avais une petite idée que je serais en mesure de connaître du succès cette année. La raison est simple, c’est parce que je me suis entraîné comme un déchaîné pendant la pandémie de COVID-19.»  

«De juin 2020 à août 2021, je me suis entraîné sans arrêt. Même à -23°C, quand il y avait de gros bancs de neige, je sortais courir.» 

Et qu’est-ce qui motivait le natif de Port-au-Prince à sortir ses espadrilles en plein hiver?  

«J’avais un objectif, répond-il. Comme je savais que j’avais changé de position, je me disais que je devais absolument dominer pour avoir une chance d’atteindre mon but ultime : jouer chez les professionnels.» 

Un changement de position

Comme il l’a mentionné, Beaulieu a été forcé de changer de position lors de son arrivée avec les Carabins en 2019. Précédemment, le numéro 48 évoluait comme joueur de ligne défensive.  

Si aujourd’hui il salue la décision de ses entraîneurs, ce n’était définitivement pas le cas quand on lui a annoncé qu’il serait dorénavant un porteur de ballon.  

«J’étais choqué! On m’a recruté comme joueur de ligne défensive. J’ai joué pendant quatre ans au cégep à cette position et j’ai dominé. En arrivant à l’Université de Montréal, je m’attendais à éventuellement dominer sur la ligne à ma deuxième ou troisième année.» 

«Quand on m’a changé de position, ça m’a surpris et je me suis même demandé si je ne devais pas arrêter le football. Je devais recommencer à zéro et au niveau universitaire. J’ai finalement décidé d’accepter ce défi et d’avoir l’esprit ouvert. Avec le recul, c’était la meilleure chose qui ne pouvait pas m’arriver.» 

Un athlète

Dominant en 2021 comme porteur, il n’est pas difficile d’imaginer que l’athlète de 6 pi 2 po et 229 lb pourrait exceller à pratiquement n’importe quelle position sur le terrain.  

«Avec le physique et les qualités athlétiques qu’il a, il pourrait jouer à de nombreuses positions. C’est un kid qui n’est jamais satisfait. Il veut en apprendre davantage et améliorer ce qu’il fait. Il est humble et c’est un grand travaillant», dit avec admiration l’entraîneur-chef des Carabins, Marco Iadeluca.  

Chez ses coéquipiers, il s’agit d’une bénédiction de voir Beaulieu s’éclater à la position de porteur de ballon.  

«Quand tu peux compter sur un bon porteur de ballon, c’est vraiment facilitant. Il nous permet d’ouvrir le jeu», analyse le quart-arrière Jonathan Sénécal.  

«Ça nous fait toujours un petit velours de voir les verges que «Bert» amasse chaque semaine, affirme François Bessette, en parlant de lui et de ses coéquipiers de la ligne offensive. Nous sommes plusieurs vétérans sur la ligne et nous imposons notre tempo physique tout au long du match. De voir que ça paie, c’est tellement plaisant.»

-L’équipe de football des Carabins de l’Université de Montréal poursuivent leur préparation en vue de la finale de la Coupe Uteck qui sera disputée au CEPSUM, le 27 novembre.