Crédit : Photo Martin Alarie

Football universitaire RSEQ

Carabins : une équipe en pleine confiance

Philippe Asselin

Publié | Mis à jour

À de nombreuses reprises cette saison, les Carabins de l’Université de Montréal ont démontré qu’ils ne doutaient pas de leurs moyens.

Les Bleus en ont notamment fait la preuve durant la Coupe Dunsmore, dimanche dernier, lorsqu’ils perdaient par deux possessions après un quart.

Ce n’est pas grand-chose, direz-vous, mais l’attaque des Carabins n’avait amassé que 25 verges en trois présences sur le terrain et la défensive avait accordé des points sur les deux premières séquences offensives du Rouge et Or de l’Université Laval.

Bref, il y avait de quoi douter...

«Nous sommes tous restés calmes sur le banc, s’est souvenu le joueur de ligne défensive Philippe Lemieux-Cardinal. Nous avons trouvé le moyen de revenir à nos racines et à notre plan de match. Nous avons vécu de l’adversité cette année et nous savions que nous devions rester calmes.»

Gérer les émotions

Selon le vétéran Dimitri Morand, si son équipe a été capable de garder le cap malgré l’adversité, c’est que les joueurs ont pris l’habitude de ne pas se laisser emporter par l’émotion du moment.

«Nous travaillons très fort sur le contrôle de nos émotions, peu importe la situation, qu’elle soit positive ou négative, a affirmé le quart-arrière substitut. Contre Laval, l’important était de ne pas tomber dans le négativisme. Nous savions que ça allait débloquer.»

De son côté, le pivot Jonathan Sénécal croit que son club a tout simplement pris du temps avant de se mettre en marche.

«Je pense que nous n’avions pas encore trouvé notre rythme, a-t-il dit. Quand nous le trouvons, c’est là que nous commençons à bien performer. Personnellement, je n’avais aucun doute que nous allions revenir dans le match.»

Un changement de garde?

C’est ce que les représentants de l’Université de Montréal ont fait au deuxième quart et ils sont rentrés au vestiaire à la mi-temps avec une avance de quatre points. Ils ont dominé le reste du match et mis la main sur le quatrième titre québécois de leur histoire avec un gain de 28 à 19.

Il s’agissait également de la première fois que les Carabins battaient le Rouge et Or à trois reprises dans une même saison, un accomplissement qui semblait pratiquement impossible il y a quelques années.

«Il n’y a pas de mot pour décrire à quel point je suis satisfait de ce que nous avons pu faire contre eux cette année. Gagner trois matchs contre le Rouge et Or dans une saison, ça n’avait jamais été fait dans notre histoire. C’est un bel exploit qui me rend fier», a exprimé le vétéran de cinquième année François Bessette.

Cette première annonce-t-elle un changement de garde dans le petit monde du football universitaire québécois?

«Dans les dernières années, les Carabins ont poussé vers le haut et nous venons de montrer où notre programme est rendu. Je n’irais toutefois pas jusqu’à dire que Laval ne reviendra pas en force dans les prochaines années», a sagement répondu Lemieux-Cardinal à cette interrogation.

«Les grands gagnants de tout ça, ce sont les amateurs de football de la province!»