Canadiens de Montréal

Une sanction pour Brendan Gallagher

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Brendan Gallagher a un immense cœur. Ça n’a rien d’un secret. On l’a souvent décrit comme l’âme du Canadien. Mais il y a des soirs où Gallagher cache bien mal sa frustration.

C’était le cas mardi soir dans la dernière minute de ce revers de 3 à 2 contre les Rangers au Madison Square Garden. Le numéro 11 a bousillé les chances d’un retour de son équipe en donnant un coup de poing au visage de Barclay Goodrow après une mise en jeu en zone neutre. 

Gallagher a fait un chèque de 2500$ à la LNH comme punition pour sa droite contre Goodrow. Sur le coup, il avait écopé d’une punition de deux minutes et d’une mauvaise conduite de dix minutes.

«Je ne sais pas si la frustration est le bon mot pour expliquer mon état d’esprit, a affirmé Gallagher. J’ai reçu une amende et je m’y attendais. C’est correct. Mais il y avait deux côtés. Il y avait aussi du théâtre dans sa réaction. Il y a beaucoup de joueurs qui ont trop de fierté pour réagir de la sorte. Il est tombé et il a fait ce qu’il avait à faire pour attirer l’attention.»

À son court passage à Tampa l’an dernier, David Savard a gagné la coupe Stanley aux côtés de Goodrow.

Point de presse de Gallagher -

«Goody (Goodrow) est un très bon gars et c’est un joueur honnête sur la glace, a dit Savard. Je ne commenterai toutefois pas sa réaction. Je l’aime comme gars et je le prends dans mon équipe n’importe quand, comme Gally (Gallagher).»

Pas de pitié

Au retour de cet autre voyage difficile de trois matchs (0-2-1), Gallagher a décrit l’ambiance à l’intérieur du vestiaire. Le Canadien a maintenant un piètre dossier de 4-12-2 après 18 rencontres.

«C’est difficile en ce moment, c’est évident, a mentionné l’ailier droit. Nous ne répondons pas aux attentes et nous avons également des attentes comme équipe. Quand tu ne joues pas à la hauteur des attentes, tu es déçu. Il y a encore du temps pour changer le vent de côté. Il n’y a personne qui nous prendra en pitié. Ce n’est pas le temps de s’apitoyer sur notre sort. Il faut simplement commencer à gagner nos matchs.»