Trevor Harris

Crédit : Photo courtoisie, Blue Bombers

Alouettes de Montréal

«Nous visons un objectif encore plus grand»

Publié | Mis à jour

Après quelques performances en dents de scie pour amorcer la saison, la défensive des Alouettes de Montréal a repris du poil de la bête au cours des dernières semaines.

Elle a accordé 20 points et moins lors de six des sept derniers matchs de l’équipe. La seule fois où elle n’a pas atteint cet objectif, c’est lors de la défaite de 28 à 21 contre les Blue Bombers à Winnipeg.

Depuis le début de la saison, les offensives adverses ont inscrit un total de 278 points contre l’unité défensive des Alouettes, soit une moyenne de 21,4 points par match. Le coordonnateur défensif Barron Miles est satisfait du travail accompli de son unité, mais sans plus.

«Je suis content d’avoir vu notre équipe obtenir son laissez-passer pour les éliminatoires, mais nous visons un objectif encore plus grand», a souligné Miles.

L’ancien demi défensif des Alouettes avait une énorme tâche devant lui après le congédiement de Bob Slowik. Il a dû composer avec une défensive avec plusieurs nouveaux joueurs à des positions-clés.

«C’est toujours difficile et ça n’arrête jamais, a souligné Miles. Ce fut difficile d’avoir une préparation adéquate avec le protocole qui a été mis en place pour la COVID-19 et la durée du camp.

«Ce fut ardu de former un tout et notre tâche n’est pas encore terminée.»

Dans la bonne chaise

Du côté des joueurs, on est moins évasifs quant aux succès de l’unité défensive.

«On a maintenant une unité plus stable qu’en début de saison, a indiqué Patrick Levels. C’est un processus qui a été évolutif.

«Chaque joueur connaît maintenant son rôle sur le terrain. On devait évaluer les forces et les faiblesses de tout le monde afin de pouvoir les mettre au bon endroit.»

Il n’a pas tort. Les Alouettes ont trouvé une recette gagnante qui a fait ses preuves depuis quelques semaines. Ce qui a eu pour effet de constater des changements significatifs dans l’effectif.

Des joueurs comme Tyqwan Glass et Wesley Sutton, qui étaient des partants au début de la saison, occupent maintenant des rôles de réservistes. Ils pourraient cependant être utiles lors des prochaines éliminatoires.

L’impact de Quick

Au terme des six premiers matchs de la campagne, les dirigeants et les entraîneurs n’étaient pas satisfaits du rendement de la défensive.

C’est à ce moment qu’on a assisté au départ du responsable de la ligne défensive, Todd Howard. Il a été remplacé par l’expérimenté Greg Quick.

Une décision qui a donné un électrochoc à la ligne défensive, mais aussi à l’ensemble de l’unité de Barron Miles. Depuis ce changement, les Alouettes ont trouvé une façon pour mettre de la pression sur le quart adverse. Coïncidence ou pas, la formation montréalaise est au premier rang de la LCF pour les sacs avec 45.

«Greg est un entraîneur qui a autant d’énergie qu’un jeune de 22 ans, a expliqué Levels avec un sourire. Il est énergique lors des entraînements. On sait que ce n’est pas de la poudre aux yeux.

«Il est encore passionné par ce qu’il fait. De le voir aussi énergique, ça devient contagieux pour tout le monde. Il veut que tout le monde prenne la responsabilité de leurs actions sur le terrain. Ça nous a beaucoup aidés de l’avoir autour de nous.»

En bref

À moins d’une surprise, les joueurs de ligne offensive Philippe Gagnon et Tony Washington ne seront pas en uniforme vendredi contre Ottawa. Eugene Lewis, David Ménard et Matthew Shiltz représentent des cas incertains.

Au rayon des bonnes nouvelles, Sean Jamieson retrouvera sa place au centre de la ligne offensive. En défensive, en raison de l’importance de la rencontre, aucun partant n’aura droit à un repos.