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CF Montréal: une rencontre mouvementée

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Les relations entre les partisans du CF Montréal et le club sont de nouveau mises à rude épreuve après une rencontre houleuse tenue lundi soir.

Organisée à l’initiative du club qui était représenté par le propriétaire Joey Saputo et quelques membres de son équipe de marketing, la réunion avec l’Association des supporters MTL (ASUP) ne s’est pas déroulée dans la bonne entente. 

«Il [Joey Saputo] est débarqué là en nous montrant qu’il était le patron», a résumé une personne qui était présente et qui a préféré ne pas être identifiée.

Elle a corroboré un compte rendu de cette réunion largement diffusé sur les réseaux sociaux mercredi.

L’ASUP réunit une demi-douzaine de sous-groupes qui sont pour l’essentiel installés dans la section 132, celle qui a été fermée sans avertissement plus tôt cette année.

Menaces 

Le groupe est farouchement opposé au changement d’identité du club et réclame depuis le retour du nom Impact. En contre-argument, on lui aurait opposé ce qui semblait être une menace.

«Il nous a dit que si on ne revenait pas au stade à cause du changement d’identité, qu’il ne fallait pas après ça venir se plaindre si un jour il vendait l’équipe et qu’elle déménageait.»

Le club a toutefois réagi en début de soirée en publiant une déclaration.

«L’organisation est très déçue de voir certains propos tenus lors de cette rencontre privée avoir été diffusés publiquement et sans contexte, laissant planer une interprétation erronée, notamment quant à notre avenir à Montréal», peut-on lire dans ladite déclaration.

N’empêche que tout ça vient jeter de l’ombre sur la finale du Championnat canadien contre Toronto, dimanche.

Pas de compromis 

«Joey nous a dit "je vous écoute" et on lui a dit pourquoi on était là. On voulait discuter de l’identité et dans les dix premières minutes de la rencontre, sa position était exposée», relate notre source.

«Il n’y avait aucune ouverture sur rien, il n’a pas été capable de nous donner des arguments tangibles pour expliquer la disparition du nom Impact.»

On a vite fait comprendre aux membres de l’ASUP que le nom de CF Montréal était là pour rester.

«On est attachés au nom, on veut qu’il y ait un lien avec l’histoire», précise notre interlocuteur.

Pas de poids 

Parmi les démarches de l’ASUP, il y a eu une pétition réclamant le retour au nom de l’Impact. Celle-ci a récolté près de 6000 signatures.

«Quand il en a été question, on nous a demandé combien de signataires étaient abonnés de saison.»

Car tout semble tourner autour du fait que l’ASUP n’a pas assez de poids pour revendiquer quoi que ce soit.

«À plusieurs reprises, on nous a dit qu’on n’était qu’un certain nombre d’abonnés de saison, mais c’est réducteur de penser comme ça.

«On n’est pas actionnaires, alors on n’a pas le droit de parole. On investit pourtant de notre argent dans les billets, les tifos, les tambours et les déplacements. Il y a aussi une implication en temps qui est assez importante.»

Regroupement 

Au cours de la réunion, Joey Saputo est revenu sur le désir du club de réunir tous les groupes de partisans dans un même endroit. Il y a actuellement trois portions partisanes dans le Stade Saputo.

«Il parlait de faire un mur de supporteurs, de rassembler tout le monde du même côté du stade.»

«On n’est pas favorables à cette idée. Les trois sections supporteurs sont différentes dans leur ambiance et leur énergie. C’est parfait comme ça, il y en a pour tous les goûts.»

Pour le moment, il n’est pas question pour les membres de l’ASUP de retourner au stade, même pour la finale du Championnat canadien contre Toronto, dimanche. Et Joey Saputo avait un message pour eux s’ils décident de ne plus revenir au stade.